Pourquoi nos routes tombent en ruine ?

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Bienvenue au Québec, ce merveilleux territoire où chaque trajet en voiture est une expérience immersive entre Mad Max et la guerre des mondes. On nous répète que tout est sous contrôle, que les gouvernements et les municipalités investissent massivement dans les infrastructures. Massivement où, exactement ? Dans un univers parallèle ? Dans un PowerPoint ? Parce que sur les routes au Québec, la seule chose massive, c’est la profondeur des trous.

On paie des taxes sur l’essence, des immatriculations, des permis, des taxes municipales, des surtaxes, des frais administratifs, des frais de frais… bref, si payer des taxes réparait les routes, on roulerait sur du marbre italien. Mais non. L’argent disparaît dans la grande machine gouvernementale, un endroit mystérieux où les dollars entrent en sprint et ressortent en fumée. Pendant ce temps, les routes se décomposent comme si elles étaient faites pour être reconstruites aux 6 mois.

Et puis, il y a ce phénomène fascinant : l’effet ‘’chèque’’ du gouvernement. Dès que certains reçoivent leur dépôt direct, ils deviennent soudainement des experts en loyauté politique. Ils répètent le discours officiel avec la passion d’un perroquet sous caféine. Les médias subventionnés, eux, semblent avoir adopté une devise simple : Si c’est écrit dans le communiqué, c’est que c’est vrai. La pensée critique ? Mise en veilleuse. Les conflits d’intérêts ? Un détail. La crédibilité ? Un concept vintage.

Réseau routier : le ras-le-bol des automobilistes québécois

Pendant ce temps, les citoyens développent des compétences de conduite avancées : éviter un nid‑de‑poule à gauche, contourner une fissure à droite, sauter un cratère au centre. On devrait distribuer des médailles. Les gouvernements, eux, préfèrent distribuer des annonces. Des milliards par-ci, des plans quinquennaux par-là, des visions à long terme qui ne survivent même pas à un hiver. On colmate, on rafistole, on peint par-dessus, et on espère que personne ne remarquera que la route ressemble aux routes bombardées à Bagdad.

Et là, une question se pose, une question que personne n’ose poser trop fort : est‑ce que laisser les routes se dégrader est une stratégie subtile pour décourager les automobilistes ? Parce que si c’est le cas, bravo : mission accomplie. On se souvient très bien de certaines idées passées par Luc Ferrandez, visant à compliquer la vie des conducteurs à Montréal. Quand on regarde l’état du réseau routier, on se dit que si ce n’est pas intentionnel, c’est au moins très pratique. Il ne faut pas oublier qu’une grande majorité de maires sont des wokes endurcis qui veulent faire la guerre à l’auto. Quand on comprend cela, ça devient un peu plus clair.

Des annonces gouvernementales, mais peu de résultats visibles

Pendant ce temps, les citoyens paient toujours plus cher pour avoir toujours moins. Les routes tombent en ruine, les infrastructures vieillissent, et les gouvernements investissent dans des faillites ou envoient notre argent en Ukraine. C’est un peu comme si on vous servait un sandwich moisi en vous disant que c’est un mets gastronomique, et que certains applaudissaient en disant que c’est la meilleure chose qu’ils ont mangée de leur vie.

Un jour, peut‑être, les gens réaliseront qu’on se moque d’eux. Peut‑être qu’ils se demanderont pourquoi ils paient autant pour rouler sur des routes qui semblent avoir été bombardées. Peut‑être qu’ils exigeront des comptes. Mais en attendant, attachez vos ceintures : non pas pour la sécurité, mais pour éviter de vous envoler quand vous frappez un nid‑de‑poule de catégorie 5.

Note éditoriale: Ce texte est une chronique d’opinion. Les propos et analyses présentés sont ceux de l’auteur et n’engagent pas le Journal de Sherbrooke.

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