SHERBROOKE – La saison du bleuet sauvage est sur le point de commencer au Québec. Pourtant, malgré la popularité de ce petit fruit, une majorité de Québécois connaissent encore mal ce qui le distingue du bleuet cultivé.
Selon un sondage Léger dévoilé mercredi par les Producteurs de bleuets sauvages du Québec, 70 % des répondants affirment être peu ou pas familiers avec les différences entre les deux types de bleuets. Pas moins de 42 % ignorent même qu’il existe deux variétés distinctes.
Le sondage a été réalisé en ligne du 10 au 12 juillet auprès de 1 034 adultes québécois.
Un fruit plus petit et plus goûteux
Le bleuet sauvage est généralement plus petit que le bleuet en corymbe, communément appelé bleuet cultivé. Il possède cependant une proportion plus élevée de peau par rapport à sa pulpe ainsi qu’une teneur en eau plus faible.
Ces caractéristiques lui donnent une saveur plus prononcée et une couleur particulièrement intense. Les pigments naturels responsables de cette couleur, les anthocyanes, sont également ceux qui laissent parfois les mains et la langue bleues après avoir mangé des bleuets.
Contrairement au bleuet cultivé, le bleuet sauvage pousse sur des plants déjà présents naturellement dans le sol. Les producteurs aménagent ensuite les terrains et entretiennent les plants afin de favoriser leur croissance et leur récolte.
La cueillette commence généralement au début du mois d’août. Il est également possible d’en récolter en forêt ou de visiter certaines bleuetières touristiques offrant de l’autocueillette.
Le goût demeure la principale motivation
Parmi les répondants qui achètent des bleuets sauvages du Québec, le goût représente la principale raison de leur choix, avec 39 % des réponses.
Le fait d’acheter un produit local arrive au deuxième rang, à 26 %, tandis que 13 % des répondants disent principalement choisir le bleuet sauvage pour ses bienfaits présumés sur la santé.
Au total, 83 % des personnes interrogées disent acheter des bleuets sauvages du Québec.
« La saison de récolte constitue une occasion privilégiée de mieux faire connaître notre industrie et le caractère unique du bleuet sauvage du Québec », explique Laurie Godin, directrice générale des Producteurs de bleuets sauvages du Québec.
Elle estime que l’achat de bleuets d’ici permet également de soutenir les producteurs et la vitalité économique des régions où ils sont cultivés.
Sara Dufour de retour comme ambassadrice
Afin de mieux faire connaître le produit, l’organisation relance sa campagne estivale sous le thème Sauvage intensément bleuet.
Des dégustations, des rencontres avec des producteurs, des quiz et différents contenus éducatifs seront proposés durant la saison. Une liste de lieux d’autocueillette et un guide comprenant des conseils de conservation et des recettes seront également mis à la disposition du public.
L’auteure-compositrice-interprète Sara Dufour poursuivra par ailleurs son rôle d’ambassadrice de la campagne. Originaire de Dolbeau-Mistassini, elle participera à différentes interventions publiques et présentera du contenu consacré au bleuet sauvage sur ses réseaux sociaux.
Les Producteurs de bleuets sauvages du Québec représentent plus de 300 producteurs. Selon l’organisation, près de 100 millions de livres de bleuets sauvages sont produites annuellement dans la province.
Source : Les Producteurs de bleuets sauvages du Québec

