Le Québec s’est arrêté quelques instants dimanche devant les mots déchirants de Jonathan Roberge.
« C’est avec le cœur en mille miettes que je vous annonce aujourd’hui le décès de mon fils aîné, Xavier Roberge », a écrit l’humoriste dans une publication bouleversante diffusée sur ses réseaux sociaux.
Après près de sept années de combat contre un cancer du cerveau, Xavier s’est éteint paisiblement, entouré des siens.
Mais derrière cette annonce qui a secoué le Québec se cache une histoire beaucoup plus grande qu’une simple nouvelle tragique. Une histoire de courage, de résilience, de paternité… et d’amour inconditionnel.

Un combat commencé alors qu’il n’avait que 10 ans
Le public québécois avait découvert le combat de Xavier à la fin de 2019, lorsqu’une importante tumeur au cerveau lui avait été diagnostiquée alors qu’il n’était âgé que de 10 ans.
À l’époque, Jonathan Roberge avait raconté que « son monde s’était écroulé ».
Rapidement, Xavier subit une lourde chirurgie au CHU Sainte-Justine. Selon les témoignages publiés par l’humoriste au fil des années, la tumeur retirée était massive. Malgré tout, le jeune garçon impressionne immédiatement son entourage par son attitude combative et son énergie hors du commun.
Son père le surnommait affectueusement son « petit viking », son « samouraï », son « warrior ».
Et ce n’étaient pas que des mots.
Cinq cancers en cinq ans
Ce qui devait être un combat ponctuel s’est transformé en une guerre de longue haleine.
Au fil des années, Xavier a traversé une succession de récidives, d’opérations, de traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. En 2024, Jonathan Roberge révélait publiquement que son fils avait affronté « un cancer et quatre récidives » en seulement cinq ans.
Malgré tout, Xavier continuait d’aller à l’école, de jouer au hockey et de vivre le plus normalement possible.
Dans plusieurs entrevues, Jonathan Roberge racontait que son fils refusait d’être défini uniquement par sa maladie. Même après les opérations, il voulait retourner sur la glace, voir ses amis et continuer à avancer comme n’importe quel adolescent.
Cette force tranquille a profondément marqué le public québécois.
Un père qui a mis sa vie sur pause
Au-delà de l’humoriste connu du grand public, plusieurs ont découvert au fil des années un père entièrement dévoué à son enfant.
Jonathan Roberge a souvent expliqué qu’il interrompait son travail pendant des semaines lors des hospitalisations de Xavier afin d’être constamment à son chevet.
Dans ses nombreuses prises de parole publiques, il ne cherchait jamais à provoquer la pitié. Au contraire.
Il parlait surtout de courage, de résilience et de l’importance de profiter des petits moments malgré la tempête.
Même dans l’épreuve, il continuait d’essayer de faire rire, de travailler et d’avancer pour ses enfants.
Dimanche, dans son message d’adieu, il a d’ailleurs affirmé vouloir respecter les engagements professionnels prévus dans les prochaines semaines, prendre soin du petit frère de Xavier et « savourer la vie ».

Une vague d’amour partout au Québec
Depuis l’annonce du décès, une immense vague de soutien déferle sur les réseaux sociaux.
Artistes, humoristes, animateurs et milliers de Québécois ont partagé des messages de compassion envers la famille Roberge.
Au fil des années, plusieurs avaient eu l’impression de connaître Xavier à travers les récits de son père. Non pas comme « le fils malade d’un humoriste », mais comme un jeune passionné de hockey, courageux, drôle et déterminé.
Dans son message, Jonathan Roberge a tenu à remercier les équipes médicales du CHU Sainte-Justine, du CHUM, Leucan, la Fondation Charles-Bruneau, Rêves d’enfants ainsi que la Maison de soins palliatifs du Phare Enfants et Familles.
Il a également annoncé qu’il souhaitait éventuellement créer une fondation en l’honneur de Xavier afin de poursuivre le combat contre ce type de cancer pédiatrique.
« Ne lui laissons pas notre bonheur »
Parmi tous les mots publiés dimanche, une phrase a particulièrement touché le cœur des Québécois.
« Le cancer nous prend déjà beaucoup trop, ne lui laissons pas en plus notre bonheur. »
Une phrase qui résume peut-être toute la manière dont Jonathan Roberge et sa famille ont traversé cette épreuve pendant près de sept ans : avec douleur, oui… mais aussi avec dignité, amour et humanité.
Aujourd’hui, le Québec pleure avec eux.

