SHERBROOKE — Le 12 août est connu des amateurs de littérature comme étant la journée où l’on achète un livre québécois. Les libraires indépendants partout au Québec se sont mobilisés pour offrir une programmation variée pouvant satisfaire l’appétit des lecteurs. À Sherbrooke, la petite librairie Appalaches, située sur la rue Wellington Nord, était remplie de passionnés. Mis de l’avant, les livres québécois occupaient toutes les tables.
Sur le site leslibraires.ca, il est dit du 12 août ce qui suit :
« La littérature québécoise est en très grande forme. Elle propose une diversité de styles, de genres, qui peut plaire à son lecteur, quel qu’il soit. Pour lui rendre hommage, la journée spéciale Le 12 août, j’achète un livre québécois! est toute désignée. Que vous soyez déjà un converti de la chose littéraire québécoise ou encore un apprenti-découvreur curieux et fin prêt à explorer la panoplie impressionnante d’œuvres d’ici de qualité, vous êtes conviés à cette quatrième édition qui, si l’on se réfère aux précédentes, promet d’être toute une fête. Les lecteurs sont invités à se rendre en librairie le 12 août prochain pour acheter un livre québécois (ou plusieurs!) et ainsi prendre le risque d’être charmés par ce qu’ils auront déniché. »
De tout pour tous les lecteurs
On y trouvait de tout : des livres politiques, des écrits autochtones ou migrants, des livres pour la jeunesse, mais aussi des romans graphiques, qui sont particulièrement populaires. Au Québec, peu importe ce qu’on aime lire, on trouvera toujours quelque chose à son goût.
Qui sont les vedettes du 12 août 2026? Il y a peu, David Goudreault sortait son nouveau roman Traumathys. On peut prédire qu’il a été un bon vendeur en cette journée spéciale.
Les libraires étaient bien occupés à servir les clients et à les conseiller. Par exemple, quel roman d’Akim Gagnon lire en premier? Voilà une question qui aura mobilisé deux libraires pendant quelques minutes. Des auteurs tels que Charlotte Gosselin et Olivier Lussier étaient également présents pour dédicacer des exemplaires de leurs ouvrages.
Le Boq toujours dans l’attente
Un kiosque présentant les produits de la microbrasserie Le Boq était également présent. Ce qui a permis de demander à la personne qui s’en occupait quand rouvrira la bien-aimée adresse de la Wellington Nord.
Il affirme : « Nous ne savons pas encore. Les assureurs nous aiment bien quand on paie, mais c’est plus compliqué quand on doit faire une réclamation. »
Il faut dire que lors de l’incendie ayant complètement détruit la taverne Ô Chevreuil, Le Boq a été victime de l’eau et de la fumée. Cependant, les activités brassicoles ne se déroulant pas sur place, c’est la raison pour laquelle il est encore possible de se procurer leurs bières dans les commerces de la région.
Une journée qui fait entrer les lecteurs en librairie
Certains diront qu’une journée par année pour promouvoir la littérature québécoise n’est pas assez. Mais selon l’une des libraires interrogées : « Cela amène des gens chez nous, leur fait découvrir de nouveaux ouvrages. »
D’où l’importance de penser à l’achat local, mais aussi national. L’industrie du livre fait vivre des milliers de personnes partout au Québec. Qu’il s’agisse des libraires eux-mêmes, des graphistes, des auteurs, des travailleurs de l’imprimerie ou même des distributeurs, cet écosystème est l’une des fenêtres sur le Québec depuis l’étranger.
Pour mieux comprendre les débats entourant la société québécoise, son passé, son présent et son avenir, rien de mieux que de s’intéresser aux livres produits ici.

