MAGOG — Le cinéma de Magog accueillera le 29 août prochain la première de La commande, un moyen métrage d’environ 30 minutes réalisé de manière indépendante par Simon Provost. Celui qui œuvre habituellement dans la réalisation de clips et de publicités a porté plusieurs chapeaux pour ce projet : il en signe la réalisation et le scénario, en plus d’y tenir le rôle principal.
Nous avons eu la chance de nous entretenir avec lui afin d’en apprendre davantage sur ce projet qu’il a notamment financé grâce à un emploi qu’il occupait avant de pouvoir travailler pleinement dans son domaine.
Un film qui mise davantage sur la psychologie
À première vue, la bande-annonce de La commande pourrait laisser croire à un film de tueurs particulièrement sanglant. Simon Provost prévient toutefois que ce n’est pas du tout la direction empruntée par son moyen métrage. Il souhaitait plutôt réaliser un film qui joue avec la psychologie du spectateur.
L’histoire débute dans un restaurant La Belle Province. Un jeune homme y travaille sans véritablement voir d’avenir devant lui. Son quotidien plutôt banal bascule lorsqu’une commande particulièrement étrange arrive au restaurant : le client se trouve à environ 300 kilomètres de là.
Le jeune employé, forcément perplexe, demande alors à son patron ce qu’il doit faire. Celui-ci lui apprend qu’il a été sélectionné cette année pour effectuer cette livraison bien particulière. Un mystérieux client commanderait une seule fois par année et aurait la réputation d’offrir un très généreux pourboire à celui qui accepte de se déplacer.
Attiré par cette promesse et intrigué par la situation, le jeune homme prend donc la route afin d’aller rencontrer cet étrange client. Une décision qui l’entraînera dans une aventure beaucoup moins banale que sa journée de travail ne le laissait présager.
La Belle Province, un clin d’œil à son propre parcours
Le choix de La Belle Province comme point de départ du récit n’est pas anodin. Il fait directement écho au parcours personnel de Simon Provost.
Avant de travailler dans le milieu audiovisuel, celui-ci a lui-même travaillé pendant un certain temps dans cette chaîne de restauration rapide bien connue au Québec, où l’on retrouve notamment poutines, hamburgers, hot-dogs et smoked meat.
Ce travail aura même joué un rôle concret dans la naissance de La commande. L’argent que Simon Provost a réussi à mettre de côté durant cette période lui a permis de financer son film de façon indépendante. Selon le réalisateur, le budget total du projet se situe quelque part entre 15 000 et 20 000 $.

Un intérêt pour le cinéma qui remonte au secondaire
Le cinéma ne constitue toutefois pas une passion récente pour Simon Provost. Il commence à s’y spécialiser dès le secondaire, alors qu’il choisit une concentration consacrée au domaine dans son école.
Il poursuit ensuite son apprentissage au collégial dans un établissement privé, où il apprend notamment les bases de la réalisation. Il travaille aujourd’hui principalement à la création de vidéoclips et de publicités, tout en développant ses propres projets cinématographiques.
Avec La commande, il franchit donc une nouvelle étape en proposant une œuvre indépendante dans laquelle il aura été impliqué à pratiquement toutes les étapes, de l’écriture jusqu’au jeu devant la caméra.
Une première le 29 août à Magog
Le public pourra découvrir La commande lors de sa première projection le samedi 29 août prochain, à 17 h 30, au cinéma de Magog.
Pour Simon Provost, cette présentation permettra ainsi de montrer pour la première fois au public le résultat d’un projet développé et financé de manière indépendante, dont les origines remontent en partie à ses propres années passées derrière le comptoir d’un restaurant.

