160 $ pour avoir plus de temps à un examen : accepteriez-vous de payer pour votre enfant ?

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SHERBROOKE — Accepteriez-vous de payer 160 $ par année pour que votre enfant puisse bénéficier du temps supplémentaire prévu à son plan d’intervention lors de ses examens? C’est la question qui fait réagir au Québec après le témoignage d’un adolescent fréquentant le Collège Charles-Lemoyne, une école privée subventionnée de la Rive-Sud de Montréal.

Selon les informations rapportées dans une discussion publiée sur Reddit, les parents du jeune doivent payer des frais annuels de 160 $ afin qu’il puisse avoir accès à certaines mesures d’accommodement, notamment du temps supplémentaire durant les examens du ministère.

L’adolescent, qui a demandé à demeurer anonyme, remet surtout en question le principe de conditionner une mesure inscrite à son plan d’intervention au paiement de frais supplémentaires. Selon lui, l’enjeu devient particulièrement important lorsqu’il est question des examens ministériels, puisque ceux-ci peuvent avoir une influence directe sur la réussite de son année scolaire.

160 $ qui ne couvriraient pas tous les coûts

Le Collège Charles-Lemoyne défend pour sa part son modèle en invoquant le principe de l’utilisateur-payeur.

Le directeur général adjoint de l’établissement, Pierre Roy, explique que les 160 $ demandés chaque année ne couvriraient même pas l’ensemble des coûts associés aux services offerts. L’école affirme également que plus de 40 % de ses élèves présentent des besoins particuliers et que les sommes reçues du ministère ne suffisent pas à financer complètement les mesures mises en place.

L’établissement affirme avoir fait le choix de l’inclusion, notamment en accueillant des élèves ayant des besoins particuliers alors que certaines écoles privées seraient moins enclines à le faire.

La situation soulève néanmoins une question délicate : lorsqu’un accommodement est jugé nécessaire pour permettre à un élève de réaliser un examen dans des conditions adaptées à sa situation, devrait-il réellement dépendre de la capacité de ses parents à payer?

Une discussion animée sur Reddit

Le sujet a rapidement provoqué une importante discussion sur le forum québécois r/Quebec. Et les internautes sont loin de s’entendre.

Certains considèrent le temps supplémentaire comme une mesure normale permettant aux élèves ayant notamment un TDAH, une dyslexie ou certaines limitations physiques de démontrer réellement leur compréhension de la matière.

D’autres se demandent plutôt si le recours au temps supplémentaire n’est pas devenu trop fréquent. Un internaute souligne notamment que la proportion d’élèves bénéficiant de telles mesures atteint maintenant des niveaux importants dans certaines écoles et se demande si d’autres solutions, comme apprendre à mieux gérer son temps et son stress, devraient parfois être privilégiées.

Une autre partie de la discussion porte carrément sur la raison d’être d’un examen. Certains estiment que terminer une tâche à l’intérieur d’un délai donné fait partie de ce qui doit être évalué. D’autres répondent qu’un examen devrait principalement mesurer la compréhension de la matière et qu’un élève dyslexique ou ayant un trouble de l’attention ne connaît pas nécessairement moins bien ses mathématiques simplement parce qu’il lui faut davantage de temps pour lire une question ou rédiger sa réponse.

Public, privé et utilisateur-payeur

La controverse dépasse également la simple question des examens.

Plusieurs internautes remettent en question le financement public des écoles privées tout en constatant que certains services supplémentaires sont facturés directement aux parents. D’autres rappellent au contraire qu’un élève fréquentant une école privée subventionnée coûte généralement moins cher à l’État qu’un élève entièrement pris en charge par le réseau public.

Un parent d’un enfant ayant des besoins particuliers dans le réseau public a même offert une perspective complètement différente : il affirme qu’il paierait volontiers 160 $ par année si cela lui garantissait que les mesures prévues au plan d’intervention de son enfant soient effectivement appliquées, expliquant devoir régulièrement se battre pour obtenir certains services.

Et vous, accepteriez-vous de payer?

Au-delà du débat entourant les écoles privées, cette histoire pose donc une question beaucoup plus large sur notre conception de l’éducation et de l’égalité des chances.

Lorsqu’un enfant possède un plan d’intervention reconnaissant qu’il a besoin de davantage de temps pour compléter ses examens, cette mesure doit-elle être considérée comme un service supplémentaire pouvant être facturé?

Ou devrait-elle plutôt faire partie des conditions de base permettant à cet élève d’être évalué équitablement?

Alors, accepteriez-vous de payer 160 $ par année pour que votre enfant ait du temps supplémentaire pour faire ses examens en classe?

Sources :

  • Discussion publiée sur r/Quebec concernant les frais de 160 $ exigés pour certaines mesures d’accommodement au Collège Charles-Lemoyne.
  • Témoignages et échanges d’internautes reproduits dans cette discussion, notamment sur les plans d’intervention, le temps supplémentaire et le financement des écoles privées.

SHERBROOKE — Accepteriez-vous de payer 160 $ par année pour que votre enfant puisse bénéficier du temps supplémentaire prévu à son plan d’intervention lors de ses examens? C’est la question qui fait réagir au Québec après le témoignage d’un adolescent fréquentant le Collège Charles-Lemoyne, une école privée subventionnée de la Rive-Sud de Montréal.

Selon les informations rapportées dans une discussion publiée sur Reddit, les parents du jeune doivent payer des frais annuels de 160 $ afin qu’il puisse avoir accès à certaines mesures d’accommodement, notamment du temps supplémentaire durant les examens du ministère.

L’adolescent, qui a demandé à demeurer anonyme, remet surtout en question le principe de conditionner une mesure inscrite à son plan d’intervention au paiement de frais supplémentaires. Selon lui, l’enjeu devient particulièrement important lorsqu’il est question des examens ministériels, puisque ceux-ci peuvent avoir une influence directe sur la réussite de son année scolaire.

160 $ qui ne couvriraient pas tous les coûts

Le Collège Charles-Lemoyne défend pour sa part son modèle en invoquant le principe de l’utilisateur-payeur.

Le directeur général adjoint de l’établissement, Pierre Roy, explique que les 160 $ demandés chaque année ne couvriraient même pas l’ensemble des coûts associés aux services offerts. L’école affirme également que plus de 40 % de ses élèves présentent des besoins particuliers et que les sommes reçues du ministère ne suffisent pas à financer complètement les mesures mises en place.

L’établissement affirme avoir fait le choix de l’inclusion, notamment en accueillant des élèves ayant des besoins particuliers alors que certaines écoles privées seraient moins enclines à le faire.

La situation soulève néanmoins une question délicate : lorsqu’un accommodement est jugé nécessaire pour permettre à un élève de réaliser un examen dans des conditions adaptées à sa situation, devrait-il réellement dépendre de la capacité de ses parents à payer?

Une discussion animée sur Reddit

Le sujet a rapidement provoqué une importante discussion sur le forum québécois r/Quebec. Et les internautes sont loin de s’entendre.

Certains considèrent le temps supplémentaire comme une mesure normale permettant aux élèves ayant notamment un TDAH, une dyslexie ou certaines limitations physiques de démontrer réellement leur compréhension de la matière.

D’autres se demandent plutôt si le recours au temps supplémentaire n’est pas devenu trop fréquent. Un internaute souligne notamment que la proportion d’élèves bénéficiant de telles mesures atteint maintenant des niveaux importants dans certaines écoles et se demande si d’autres solutions, comme apprendre à mieux gérer son temps et son stress, devraient parfois être privilégiées.

Une autre partie de la discussion porte carrément sur la raison d’être d’un examen. Certains estiment que terminer une tâche à l’intérieur d’un délai donné fait partie de ce qui doit être évalué. D’autres répondent qu’un examen devrait principalement mesurer la compréhension de la matière et qu’un élève dyslexique ou ayant un trouble de l’attention ne connaît pas nécessairement moins bien ses mathématiques simplement parce qu’il lui faut davantage de temps pour lire une question ou rédiger sa réponse.

Public, privé et utilisateur-payeur

La controverse dépasse également la simple question des examens.

Plusieurs internautes remettent en question le financement public des écoles privées tout en constatant que certains services supplémentaires sont facturés directement aux parents. D’autres rappellent au contraire qu’un élève fréquentant une école privée subventionnée coûte généralement moins cher à l’État qu’un élève entièrement pris en charge par le réseau public.

Un parent d’un enfant ayant des besoins particuliers dans le réseau public a même offert une perspective complètement différente : il affirme qu’il paierait volontiers 160 $ par année si cela lui garantissait que les mesures prévues au plan d’intervention de son enfant soient effectivement appliquées, expliquant devoir régulièrement se battre pour obtenir certains services.

Et vous, accepteriez-vous de payer?

Au-delà du débat entourant les écoles privées, cette histoire pose donc une question beaucoup plus large sur notre conception de l’éducation et de l’égalité des chances.

Lorsqu’un enfant possède un plan d’intervention reconnaissant qu’il a besoin de davantage de temps pour compléter ses examens, cette mesure doit-elle être considérée comme un service supplémentaire pouvant être facturé?

Ou devrait-elle plutôt faire partie des conditions de base permettant à cet élève d’être évalué équitablement?

Alors, accepteriez-vous de payer 160 $ par année pour que votre enfant ait du temps supplémentaire pour faire ses examens en classe?

Sources :

  • Discussion publiée sur r/Quebec concernant les frais de 160 $ exigés pour certaines mesures d’accommodement au Collège Charles-Lemoyne.
  • Témoignages et échanges d’internautes reproduits dans cette discussion, notamment sur les plans d’intervention, le temps supplémentaire et le financement des écoles privées.

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