ÎLES-DE-LA-MADELEINE – Le Parti québécois profite du passage de son chef Paul St-Pierre Plamondon aux Îles-de-la-Madeleine pour présenter deux engagements destinés à améliorer l’accès aux soins de santé et au transport aérien dans les régions du Québec.
La formation politique affirme vouloir doubler le budget consacré à l’aide financière aux déplacements des patients qui doivent parcourir de longues distances afin de recevoir des soins médicaux.
Selon le PQ, cette bonification permettrait de mieux tenir compte des frais réels assumés par les citoyens vivant loin des grands centres hospitaliers. Pour plusieurs personnes en région, une consultation avec un spécialiste ou un traitement peut effectivement nécessiter plusieurs heures de déplacement, en plus des dépenses liées au transport et parfois à l’hébergement.
Le parti souhaite également revoir l’accès au transport aérien régional. Un éventuel gouvernement péquiste mettrait sur pied un nouveau programme visant à garantir une offre de services qu’il présente comme « durable, fiable et abordable ».
Cette question revêt une importance particulière dans certaines régions éloignées, notamment aux Îles-de-la-Madeleine, sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec, où l’avion constitue parfois l’un des principaux moyens de rejoindre rapidement les grands centres.
« Vivre en région ne devrait jamais faire de quiconque un citoyen de seconde zone, que ce soit pour accéder à des soins de santé ou pour se déplacer sur le territoire québécois », soutient le Parti québécois.
La formation de Paul St-Pierre Plamondon accuse par ailleurs le gouvernement sortant d’avoir pris, au cours des dernières années, des décisions ne tenant pas suffisamment compte des réalités vécues à l’extérieur des grands centres.
En présentant ces deux engagements, le PQ cherche clairement à renforcer son positionnement auprès de l’électorat régional à l’approche de la campagne électorale. Le parti se présente d’ailleurs comme « le vrai parti des régions » et promet de faire de l’accessibilité aux services publics et au transport régional l’un de ses chevaux de bataille.

