Élections générales : le PQ peut-il reproduire la recette gagnante de 1976 ?

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SHERBROOKE – On annonçait le Parti québécois en voie de disparition après ses déboires électoraux des dernières années, dont ceux de 2022. Pourtant, les derniers mois montrent qu’il est loin d’avoir dit son dernier mot.

Un retour qui s’appuie sur les partielles

Tout en multipliant les succès lors des élections partielles, la plus récente étant celle de Chicoutimi, le Parti québécois ne vise pas seulement à reprendre le pouvoir. Il vise beaucoup plus, si l’on se fie à la publication Facebook d’Ève-Mary Thaï Thi Lac.

L’ambition d’une équipe de 1976 « 2.0 »

Cette ancienne députée du Bloc québécois n’a jamais cessé de s’impliquer dans le mouvement souverainiste. Dans une récente publication, elle affirme que le comité chargé des candidatures vise rien de moins que de faire de la prochaine élection bien plus qu’un simple scrutin destiné à élire des députés et de futurs ministres. L’objectif serait plutôt de recréer, sous une forme 2.0, « l’équipe du Parti québécois de 1976 ».

Des candidatures de haut niveau

On le voit avec la candidate à l’investiture dans Prévost, Anne Nguyen. Celle-ci est une sommité québécoise dans le domaine de l’intelligence artificielle. Diplômée de l’Université Harvard, elle est actuellement directrice responsable de l’intelligence artificielle au Conseil de l’innovation du Québec.

Cette candidature s’ajoute à plusieurs autres de grande qualité. Notamment celle de Philippe Schnobb, ancien président de la Société de transport de Montréal, qui tentera une percée dans un bastion solidaire, soit Sainte-Marie–Saint-Jacques, au cœur du Village, un secteur qui fait face à des enjeux importants liés à l’itinérance et à la consommation de drogues. Stéphane Handfield, avocat spécialisé en immigration, se présentera dans Masson, de même que Sandra Hernández, agente de liaison aux Nations Unies impliquée dans la mise en œuvre d’un accord de paix en Colombie, dans une circonscription à déterminer.

Un parallèle assumé avec la victoire historique de René Lévesque

Ces candidatures montrent un Québec qui change, beaucoup plus diversifié que celui de 1976. Mais un parallèle intéressant peut être fait avec l’équipe historique qui a mené René Lévesque au pouvoir lors de cette élection marquante : la qualité des candidats, leur formation et leur expertise.

On se souvient de Camille Laurin, père de la psychiatrie moderne au Québec, ayant contribué à réformer le système archaïque des asiles encore en place jusqu’au milieu des années 1960. On se rappelle également de Gérald Godin, aujourd’hui souvent associé à la gauche inclusive, comme d’un ministre poète et militant. Et bien sûr de Jacques Parizeau, l’un des grands économistes de l’histoire du Québec, dont l’expertise a notamment été reconnue par l’économiste Vincent Geloso.

Une machine organisationnelle prête pour la bataille

Le Parti québécois sait que rien n’est gagné d’avance, mais il dispose de plusieurs atouts en vue des prochaines élections. Il figure au sommet comme le parti ayant récolté le plus de dons chaque année. En 2025, selon La Presse, le parti aurait recueilli plus de 910 000 $, soit davantage que les autres formations politiques réunies.

De même, le comité en charge de valider les candidatures aurait reçu plus d’un millier de postulants, selon les dires de Mme Thaï Thi Lac. De quoi offrir une lutte serrée aux libéraux dans de nombreuses circonscriptions, seul parti potentiellement capable de rivaliser avec les forces péquistes dans les projections actuelles.

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