Sherbrooke met en garde contre les risques liés aux batteries au lithium-ion

Partagez

SHERBROOKE – Elles se retrouvent désormais partout dans notre quotidien, du téléphone cellulaire à l’ordinateur portable, en passant par les outils, les jouets, les vélos et les trottinettes électriques. La Ville de Sherbrooke rappelle toutefois que les batteries au lithium-ion peuvent représenter un risque d’incendie lorsqu’elles sont endommagées, mal utilisées ou rechargées avec un équipement inadéquat. Certains signes permettent heureusement de détecter un problème avant qu’un incident survienne.

Des signes à ne pas ignorer

Une batterie qui chauffe anormalement, qui gonfle, qui dégage une odeur inhabituelle ou qui produit un bruit de grésillement doit être prise au sérieux. Dans une récente publication de sensibilisation, la Ville recommande de cesser d’utiliser immédiatement un appareil présentant l’un de ces symptômes. Santé Canada rappelle également qu’une batterie au lithium-ion endommagée peut surchauffer et, dans certaines circonstances, provoquer un incendie ou une explosion.

Ces batteries sont plus sensibles aux dommages que plusieurs autres types de piles rechargeables. Les systèmes plus puissants, notamment ceux utilisés dans les vélos électriques, les trottinettes et certains outils, peuvent également provoquer des incendies particulièrement difficiles à maîtriser. Une batterie gonflée, déformée ou visiblement endommagée ne devrait donc jamais continuer à être utilisée.

Attention au choix du chargeur

La Ville recommande d’utiliser le chargeur prévu par le fabricant de l’appareil. Un chargeur inadéquat ou incompatible peut augmenter les risques de surchauffe. Santé Canada conseille également, lorsqu’un chargeur doit être remplacé, de vérifier sa compatibilité ainsi que la présence d’une marque de certification reconnue au Canada, comme CSA, cUL ou cETL.

Il est aussi préférable de recharger les appareils sur une surface dure, plutôt que sur un lit ou un divan où la chaleur peut s’accumuler. Les batteries doivent être gardées loin des matières combustibles et des sources de chaleur. La Ville déconseille également de tenter de réparer ou de modifier soi-même une batterie endommagée.

Pas dans la poubelle

Une batterie au lithium-ion arrivée à la fin de sa vie ne doit pas être jetée avec les déchets domestiques. À Sherbrooke, les piles et les batteries font partie des résidus domestiques dangereux acceptés dans les écocentres Michel-Ledoux, situé au 1000, rue Léon-Trépanier, et Rose-Cohen, au 365, rue Pépin. Leur dépôt est gratuit pour les résidents de Sherbrooke sur présentation d’une preuve de résidence.

Une précaution supplémentaire doit toutefois être prise avant de se présenter à l’écocentre. La Ville demande que les batteries, qu’elles soient défectueuses ou non, aient leur borne positive recouverte de ruban électrique ou qu’elles soient entièrement enveloppées d’une pellicule plastique. Cette mesure vise à empêcher un contact accidentel avec un objet métallique pouvant provoquer un court-circuit et, éventuellement, un incendie.

Des appareils de plus en plus nombreux

La multiplication des appareils rechargeables rend ces précautions de plus en plus importantes. Cellulaires, ordinateurs, banques d’alimentation, outils sans fil et moyens de transport électriques font maintenant partie du quotidien de nombreux ménages. L’objectif n’est donc pas de se méfier systématiquement de ces appareils, mais de reconnaître rapidement les signes d’une batterie défaillante et de s’en départir correctement lorsqu’elle devient dangereuse.

Sources :

  • Publication de sensibilisation de la Ville de Sherbrooke sur les batteries au lithium-ion.
  • Ville de Sherbrooke, « Conseils de prévention incendie ».
  • Ville de Sherbrooke, informations sur les écocentres Michel-Ledoux et Rose-Cohen.
  • Santé Canada, « Sécurité des batteries : batteries au lithium-ion ».

Nouvelles

Actualités