États-Unis : menace ou opportunité ?

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La semaine dernière, lors des Grandes Rencontres organisées à l’Hôtel Chéribourg d’Orford par la Chambre de commerce et d’industrie Memphrémagog, l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest était invité à discuter d’un sujet qui préoccupe actuellement plusieurs entrepreneurs québécois : les relations économiques entre le Québec et les États-Unis.

Présent sur place, le Journal de Sherbrooke a assisté aux échanges qui ont réuni plusieurs entrepreneurs, décideurs et acteurs du milieu économique de la région. La rencontre a permis d’aborder différentes préoccupations liées aux relations commerciales avec nos voisins du sud.

IMAGE YVES BOURASSA, JOURNAL DE SHERBROOKE
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Sans surprise, plusieurs questions ont porté sur les tensions commerciales, les tarifs douaniers, l’incertitude politique américaine et les impacts potentiels des décisions prises à Washington sur l’économie québécoise.

Ces préoccupations sont bien réelles. Les États-Unis demeurent de loin le principal partenaire commercial du Québec et de nombreuses entreprises dépendent directement ou indirectement du marché américain.

Plus d’une centaine de gens d’affaires, d’élus, de professionnels et de représentants du milieu économique étaient réunis. Invité d’honneur, M. Charest était appelé à s’exprimer sur les questions qui préoccupent actuellement plusieurs citoyens et entreprises québécoises.

IMAGE YVES BOURASSA, JOURNAL DE SHERBROOKE
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Une approche davantage tournée vers les solutions

Dans un contexte marqué par l’incertitude économique, les tensions commerciales et les déclarations parfois imprévisibles du président américain Donald Trump, plusieurs participants ont soulevé leurs inquiétudes concernant la dépendance économique du Québec envers son principal partenaire commercial.

Au cours de la période de questions, plusieurs intervenants ont abordé les risques associés aux politiques protectionnistes américaines, aux tarifs douaniers et aux impacts potentiels sur les entreprises québécoises exportatrices.

Cependant, une intervention a particulièrement retenu l’attention.

L’homme d’affaires sherbrookois Michel Gaudreau a proposé de regarder la situation sous un angle différent. Plutôt que de concentrer uniquement les discussions sur les menaces ou les obstacles provenant du sud de la frontière, il a soulevé l’importance pour le Québec d’investir davantage dans la recherche, le développement et l’innovation, en ciblant stratégiquement les secteurs où les États-Unis pourraient avoir des besoins croissants au cours des prochaines années.

Selon cette réflexion, les entreprises québécoises pourraient non seulement réduire leur vulnérabilité économique, mais également transformer les défis actuels en occasions d’affaires en développant des expertises et des technologies recherchées par leurs voisins américains.

Cette perspective a permis d’orienter le débat vers une approche davantage axée sur les solutions et sur la compétitivité à long terme du Québec.

Au-delà des enjeux politiques, plusieurs participants semblaient partager le constat qu’une partie de la réponse pourrait effectivement résider dans la capacité du Québec à innover davantage, à soutenir ses entrepreneurs et à développer des créneaux spécialisés capables de rayonner à l’international.

Après tout, les Québécois ont souvent démontré qu’ils étaient capables de transformer les obstacles en opportunités. Peut-être que la vraie question n’est pas seulement de savoir comment se protéger des changements qui viennent du sud de la frontière, mais aussi comment en tirer parti.

IMAGE YVES BOURASSA, JOURNAL DE SHERBROOKE
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L’événement a également permis aux participants de poursuivre les échanges lors de périodes de réseautage, dans une atmosphère conviviale réunissant plusieurs acteurs influents du milieu économique régional.

Pour plusieurs observateurs présents sur place, une question demeure :

Face aux bouleversements économiques qui se dessinent aux États-Unis, le Québec doit-il surtout chercher à se protéger ou plutôt se positionner comme un partenaire incontournable dans les secteurs d’avenir ?

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