Temps d’écran : Christine Labrie dépose un projet de loi rédigé par des étudiants de l’Université de Sherbrooke

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SHERBROOKE — Des étudiants de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke viennent de franchir une étape importante dans un dossier qui préoccupe de plus en plus de parents, d’enseignants et de spécialistes : l’exposition des jeunes aux écrans, aux médias sociaux et aux jeux vidéo.

Avec l’aide de Christine Labrie, députée solidaire de Sherbrooke, les étudiants ont déposé à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à mieux encadrer l’utilisation des plateformes numériques chez les jeunes. Le texte propose notamment d’instaurer une majorité numérique à 16 ans, une mesure qui obligerait à mieux réfléchir à l’âge auquel les adolescents peuvent accéder seuls à certains services en ligne.

Le projet est né dans un contexte pédagogique bien particulier. Des étudiants en droit de l’Université de Sherbrooke ont travaillé à partir des constats soulevés par la Commission spéciale sur les écrans et les médias sociaux chez les jeunes. L’exercice visait à analyser les limites du cadre juridique actuel et à proposer des pistes concrètes pour mieux protéger les mineurs dans l’univers numérique.

Pour les étudiants impliqués, il ne s’agit pas seulement d’un exercice scolaire. Ulysse Laplante, étudiant en droit, y voit une façon de participer directement au débat public et de préparer un environnement numérique plus sécuritaire pour les générations futures. Sa collègue Sarah-May Amrani souligne pour sa part que cette démarche lui a permis d’explorer une branche du droit qu’elle ne croyait pas découvrir dans son parcours.

Le chargé de cours Jonathan Mayer, de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, a présenté cette démarche comme un exemple d’apprentissage expérientiel. En d’autres mots, les étudiants ne se sont pas contentés d’étudier le droit de manière théorique : ils ont été amenés à réfléchir à une situation réelle et à produire un texte législatif pouvant être porté dans l’espace public.

Christine Labrie s’est dite fière de voir des étudiants sherbrookois s’impliquer dans un enjeu aussi important. Selon elle, le Québec doit aller plus loin que le simple retrait des téléphones cellulaires dans les écoles. Cette mesure est jugée positive, mais insuffisante pour répondre à l’ampleur du phénomène.

La députée estime que le rapport de la Commission spéciale ne doit pas être oublié sur une tablette. À ses yeux, le projet rédigé par les étudiants de l’Université de Sherbrooke pourrait servir d’inspiration à un prochain gouvernement souhaitant agir plus fermement face aux effets des réseaux sociaux et des jeux vidéo sur les jeunes.

Le dépôt de ce projet de loi donne ainsi une visibilité provinciale à un travail universitaire réalisé à Sherbrooke. Il montre également que les facultés universitaires peuvent jouer un rôle concret dans les débats de société, surtout lorsque les enjeux touchent directement les familles, les écoles et la santé mentale des jeunes.

Alors que les écrans occupent une place toujours plus grande dans la vie quotidienne, cette initiative sherbrookoise arrive dans un débat qui est loin d’être terminé. Reste maintenant à voir si les partis politiques reprendront certaines des propositions mises de l’avant par les étudiants de l’Université de Sherbrooke.

Source : Aile parlementaire de Québec solidaire / CNW.

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