Gourme à l’Écurie Horizon : une intervention rapide qui a permis de limiter la propagation

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ORFORD — Confrontée à plusieurs cas de gourme au cours des dernières semaines, l’Écurie Horizon a rapidement mis en place un protocole sanitaire rigoureux afin de protéger ses chevaux et limiter la propagation de cette maladie hautement contagieuse. Selon les informations rendues publiques par son copropriétaire, Jean-Simon Rivard, les mesures déployées dès les premiers signes de l’éclosion auraient joué un rôle déterminant dans le contrôle de la situation.

« Notre priorité a toujours été de protéger les chevaux et de contrôler la situation le plus rapidement possible », affirme-t-il.

Une réaction rapide dès les premiers soupçons

Selon les informations communiquées par l’Écurie Horizon, les premiers cas de gourme auraient été signalés au cours du mois de mai.

Une pensionnaire aurait alors communiqué avec l’écurie après avoir observé chez son cheval des symptômes compatibles avec la maladie, notamment de la fièvre et des ganglions enflés.

Dès son retour à l’écurie, l’animal aurait été placé en isolement dans une installation temporaire située à bonne distance des autres chevaux. Le lendemain matin, l’Hôpital vétérinaire de Sherbrooke aurait été contacté afin de procéder aux tests nécessaires. Quelques jours plus tard, les résultats confirmaient la présence de la maladie.

Entre-temps, l’équipe de l’Écurie Horizon avait déjà commencé à mettre en place différentes mesures préventives, notamment l’isolement des secteurs potentiellement exposés et la limitation des contacts entre les groupes de chevaux.

Des tests supplémentaires ont également été réalisés sur plusieurs animaux ayant été en contact direct ou indirect avec le premier cas déclaré.

Des décisions difficiles, mais assumées

Face à la situation, la direction a rapidement pris la décision de suspendre plusieurs activités.

Les randonnées, les cours, les entraînements et les compétitions ont été annulés ou reportés. L’accueil de nouveaux pensionnaires a également été suspendu et l’accès aux installations a été fortement restreint.

« Je trouve ça bien plate, mais on n’a pas le choix », explique Jean-Simon Rivard.

Afin de réduire davantage les risques de contamination, les visites ont été encadrées à l’aide d’un système de réservation permettant de limiter la présence simultanée de personnes sur le site. Toutes les activités externes de l’écurie ont également été interrompues malgré les conséquences économiques importantes que cela représente pour une entreprise active dans un secteur fortement lié au tourisme équestre.

« C’est sûr que ça a un impact financier important, mais la santé des chevaux passe avant tout », résume-t-il.

Des protocoles sanitaires appliqués avec rigueur

L’un des éléments qui ressort du témoignage de Jean-Simon Rivard est le niveau d’organisation mis en place pour limiter la propagation de la maladie. Les chevaux ont été divisés en trois groupes distincts : les chevaux sains, les chevaux ayant été en contact avec des cas positifs et les chevaux infectés.

Chaque groupe possède son propre matériel et ses propres équipements afin d’éviter toute contamination croisée. Les déplacements des chevaux et des intervenants ont été limités et les employés suivent systématiquement un ordre de travail précis.

« Les palefrenières travaillent en premier avec les chevaux sains, ensuite avec les chevaux ayant été en contact et finalement avec les chevaux infectés », explique-t-il.

Les bottes, les vêtements, les mains et les équipements sont désinfectés régulièrement. Les abreuvoirs partagés ont été retirés du protocole habituel et remplacés par des méthodes adaptées à la situation. Tous les chevaux font également l’objet d’une surveillance constante.

« Les températures sont prises deux fois par jour, matin et soir. Dès qu’il y a une hausse de température, on intervient immédiatement », précise le copropriétaire.

Le travail remarquable de l’équipe sur le terrain

Bien que Jean-Simon Rivard demeure impliqué quotidiennement dans les communications avec les vétérinaires et la coordination générale du dossier, il tient à souligner que la réussite des opérations repose largement sur le travail effectué par les employés présents sur place.

« Ce sont des employés qui appliquent le protocole sur le terrain. Deux filles que je ne remercierai jamais assez d’affronter ça. Elles font un travail en or, un travail remarquable », affirme-t-il.

Selon lui, les efforts déployés depuis plusieurs semaines sont considérables.

« Les planchers sont désinfectés deux fois par jour. Rien n’est laissé au hasard. »

À plusieurs reprises durant son intervention, il a tenu à remercier publiquement les membres de son équipe, mentionnant notamment Suzy et Mia pour leur implication constante dans la gestion quotidienne de cette situation exceptionnelle.

MONTAGE JOURNAL DE SHERBROOKE
MONTAGE JOURNAL DE SHERBROOKE

Qu’est-ce que la gourme?

La gourme est une maladie bactérienne contagieuse qui affecte principalement les chevaux. Elle est causée par la bactérie Streptococcus equi subspecies equi et se transmet principalement par contact direct entre les animaux ou indirectement par l’intermédiaire de l’équipement, de l’eau, des vêtements, des remorques ou des personnes ayant été en contact avec un cheval infecté.

Les symptômes les plus fréquents comprennent la fièvre, l’écoulement nasal, la perte d’appétit, l’abattement ainsi que l’enflure des ganglions lymphatiques situés sous la mâchoire et dans la région de la gorge. Dans certains cas, ces ganglions peuvent former des abcès nécessitant des soins vétérinaires.

Bien que la majorité des chevaux se rétablissent complètement, la maladie demeure particulièrement préoccupante en raison de sa très grande contagiosité. Une seule introduction dans une écurie peut parfois entraîner une propagation rapide si des mesures de contrôle ne sont pas appliquées rapidement.

C’est pourquoi les vétérinaires recommandent généralement l’isolement immédiat des chevaux atteints ou suspects, la surveillance étroite des températures, la désinfection du matériel ainsi que la restriction des déplacements jusqu’à la fin complète de la période à risque.

Une maladie hautement contagieuse dont la propagation semble avoir été contenue

Même si la prudence demeure de mise, les résultats observés jusqu’à maintenant apparaissent encourageants.

Selon Jean-Simon Rivard, seuls quelques nouveaux cas auraient été détectés depuis les premiers diagnostics, dont un cheval asymptomatique identifié grâce au dépistage préventif.

« Honnêtement, ça aurait pu être cent fois pire », affirme-t-il.

L’écurie compte environ 35 chevaux et, malgré la nature hautement contagieuse de la gourme, aucun scénario d’éclosion généralisée ne semble s’être produit jusqu’à présent.

« La réalité, c’est que le degré de contagion de la gourme est tellement élevé que si on n’avait pas pris ces mesures-là aussi sérieusement, ça aurait probablement fait le tour de l’écurie. »

Pour le moment, les chevaux touchés se porteraient bien et aucun ne serait considéré en danger selon les informations transmises.

Transparence et collaboration avec les vétérinaires

Tout au long de son témoignage, Jean-Simon Rivard a insisté sur l’importance de la transparence et de la collaboration avec les autorités vétérinaires.

Il affirme être en contact quotidien avec l’Hôpital vétérinaire de Sherbrooke et invite toute personne ayant des questions à communiquer directement avec les professionnels impliqués dans le dossier.

« S’il y a un doute ou une question, appelez l’Hôpital vétérinaire de Sherbrooke. Ils connaissent le dossier et pourront corroborer ce que je dis. »

L’Écurie Horizon poursuivra l’application des protocoles sanitaires jusqu’à ce que toutes les recommandations vétérinaires soient complétées, incluant les examens de contrôle prévus au cours des prochaines semaines.

Une preuve de leadership dans l’adversité

Les éclosions de maladies contagieuses représentent l’un des défis les plus exigeants auxquels peut être confrontée une entreprise du milieu équestre. Elles exigent des décisions rapides, parfois coûteuses, ainsi qu’une capacité à placer la santé animale au-dessus des considérations opérationnelles et financières.

À la lumière des informations présentées, l’Écurie Horizon a choisi d’agir rapidement, de collaborer étroitement avec les professionnels vétérinaires et d’appliquer des mesures strictes dès les premiers signes de la maladie.

Le témoignage de Jean-Simon Rivard met également en lumière le travail souvent invisible des employés qui, jour après jour, assurent le suivi des animaux, appliquent les protocoles sanitaires et veillent au respect des procédures.

Bien que la vigilance demeure nécessaire jusqu’à la fin complète du protocole de surveillance, force est de constater que l’équipe de l’Écurie Horizon a démontré un professionnalisme remarquable tout au long de cette épreuve. Dans un contexte où plusieurs auraient pu céder à la panique ou tarder à intervenir, l’établissement a plutôt choisi la transparence, la prévention et la rigueur.

Derrière les protocoles, les analyses, les suivis vétérinaires et les mesures sanitaires se trouvent des employés dévoués, une direction impliquée et des professionnels qui ont travaillé de concert afin de protéger la santé des chevaux. Les témoignages et les résultats observés jusqu’à maintenant démontrent qu’une intervention rapide, combinée à des mesures appliquées avec discipline, peut faire toute la différence lorsqu’une maladie aussi contagieuse que la gourme fait son apparition. Alors que le protocole de surveillance se poursuit, plusieurs acteurs du milieu équestre suivront avec intérêt l’évolution de la situation, qui met déjà en lumière l’importance de la prévention, de la transparence et de la collaboration dans la gestion d’une telle épreuve.

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