SHERBROOKE – Figure bien connue du milieu communautaire et politique sherbrookois, Claude Forgues est décédé récemment à la suite d’un long combat contre le cancer. Ancien président de Centraide Estrie, qu’il a dirigé de 1981 à 2017, il a profondément marqué le développement de l’organisme et laissé une empreinte durable dans la région.
Se qualifiant lui-même avec humour de « quêteux professionnel », Claude Forgues a été l’un des artisans de la modernisation de Centraide Estrie. Sous sa gouverne, l’organisme est passé de collectes de fonds traditionnelles, notamment le porte-à-porte, à des campagnes structurées et professionnalisées, permettant d’élargir considérablement son rayonnement et son impact auprès des organismes communautaires.
Au-delà de son engagement social, Claude Forgues était également un militant indépendantiste de longue date. Il s’est impliqué activement au sein du Parti québécois et du Bloc québécois, tant sur le terrain que dans les débats publics. Sa présence était régulière lors des campagnes électorales et des événements militants, où il était reconnu pour sa constance et sa conviction.
Un nom qui a résonné partout au Québec
En 2007, son nom avait brièvement fait le tour du Québec à la suite d’un incident médiatique marquant : Radio-Canada avait annoncé par erreur qu’il avait battu le premier ministre Jean Charest dans la circonscription de Sherbrooke. Une confusion rapidement corrigée, mais qui avait néanmoins suscité de nombreuses réactions à l’époque.
Jusqu’à récemment, Claude Forgues demeurait actif sur les réseaux sociaux, où il affichait son soutien aux causes indépendantistes et à différents candidats. On a pu le voir notamment aux côtés de Ensaf Haidar, ancienne candidate du Bloc québécois dans Sherbrooke, ainsi que de Guillaume Rousseau, professeur à la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, connu pour son engagement en faveur de la laïcité de l’État.
Claude Forgues laisse dans le deuil sa famille, ses amis, ses collègues, ainsi que de nombreux militants et partenaires du milieu communautaire et politique. Son parcours témoigne d’un engagement soutenu envers la solidarité sociale et la cause nationale québécoise, deux combats qu’il aura menés avec conviction jusqu’à la fin.

