Agression à Sherbrooke: deux autres suspects détenus

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Sherbrooke: deux suspects d’agressions maintenus en détention préventive

Deux hommes arrêtés en lien avec une série d’agressions survenues au centre-ville de Sherbrooke au début d’août demeureront incarcérés en attendant leur procès. Le tribunal estime qu’une remise en liberté poserait un risque pour la sécurité du public et pourrait ébranler la confiance envers le système de justice.

Décision du tribunal

Le juge Jean-Guillaume Blanchette a tranché vendredi, au palais de justice de Sherbrooke, dans le cadre d’une enquête sur remise en liberté. Après examen des éléments soumis par la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Corinne Bolduc, il a conclu que la détention provisoire d’Anass Kouame, 27 ans, et d’Andrew Duperron, 30 ans, s’imposait pour protéger la collectivité et préserver la confiance du public. En droit canadien, ces motifs correspondent aux critères de la “protection ou sécurité du public” et de “maintien de la confiance envers l’administration de la justice”, prévus à l’article 515(10) du Code criminel.

Chefs d’accusation et chronologie

Les deux accusés font face à des accusations de voies de fait graves à l’endroit d’une même personne, ainsi que de voies de fait causant des lésions corporelles envers d’autres victimes. Ils ont été appréhendés le 30 septembre à la suite de nouvelles informations recueillies par le Service de police de Sherbrooke. Les faits reprochés remonteraient au début du mois d’août, dans le secteur du centre-ville, un périmètre qui attire un fort achalandage estival et où la présence policière a été renforcée ces dernières années. Le dossier sera de retour en cour le 28 novembre. D’ici là, les accusés demeurent présumés innocents.

Ordonnance de non-publication

Une ordonnance de non-publication interdit la diffusion du contenu de la preuve afin de ne pas compromettre la tenue d’un procès juste et équitable. Ce type d’ordonnance, couramment utilisé dans des dossiers sensibles ou encore en phase préliminaire, limite la divulgation d’éléments probants jusqu’à ce qu’ils puissent être présentés et testés contradictoirement devant le tribunal.

Autres arrestations et contexte régional

Quatre autres adultes interpellés en août dans la même affaire — Enock Mweneluko, Heri Kibukila, Maxime Lizée-Barry et Jérémy Poulin-Leclerc — restent également détenus pendant la poursuite des procédures. Dans la région de l’Estrie, les autorités municipales et policières disent concentrer leurs efforts sur la prévention et la présence sur le terrain au centre-ville, particulièrement lors des périodes de grande affluence. Sans préjuger de l’issue de ce dossier, ces décisions de détention préventive s’inscrivent dans un cadre légal où les juges évaluent au cas par cas le risque de récidive, la gravité apparente des gestes reprochés et l’intérêt public.

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