MONTRÉAL — Serge Côté, père de l’auteur et chroniqueur Mathieu Bock-Côté, est décédé dans la nuit du 28 avril 2026 à l’âge de 84 ans.
L’annonce a été faite par M. Bock-Côté lui-même, qui a partagé un texte empreint d’émotion et de reconnaissance envers celui qu’il décrit comme « un homme exceptionnel, droit, loyal et profondément enraciné ».
Selon ses propos, son père souffrait depuis un certain temps, mais demeurait attaché à la vie. « Il souffrait beaucoup plus qu’un homme ne devrait souffrir, et pourtant, il était heureux d’exister », écrit-il, évoquant également la douleur du moment où la nouvelle du décès est annoncée.
Un homme de transmission et de convictions
Serge Côté aura marqué son entourage par sa générosité, son sens du devoir et son désir de transmettre. Enseignant de profession, il a notamment participé à la fondation du Cégep de Rosemont, après avoir enseigné au cours classique chez les Eudistes.
De nombreux anciens élèves ont d’ailleurs témoigné, au fil des années, de l’impact significatif qu’il a eu dans leur parcours. Son fils souligne qu’il était « un professeur marquant », capable de transformer sa salle de classe en véritable espace vivant et inspirant.
Un engagement intellectuel et national
Indépendantiste de la première heure, Serge Côté était également profondément attaché à l’histoire et à l’identité québécoise. Il avait côtoyé des figures intellectuelles telles que Raymond Barbeau, Maurice Séguin et Michel Brunet.
Son fils évoque notamment l’influence déterminante de Maurice Séguin, qu’il considère comme un maître pour son père, resté fidèle à son enseignement tout au long de sa vie.
Un père profondément aimé
Au-delà de ses engagements et de sa carrière, Serge Côté laisse le souvenir d’un père aimant, présent et inspirant. « Je sais grâce à lui ce que veut dire la fierté d’être un fils. Je lui dois tout », écrit Mathieu Bock-Côté.
Il laisse dans le deuil ses enfants, dont Mathieu et sa sœur Mélissa, ainsi que ses proches.

