Guerre au Moyen-Orient et retour d’un possible choc pétrolier : préparez-vous !

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Si vous avez suivi les actualités ces derniers jours, vous savez qu’Israël et les États-Unis sont entrés en guerre contre l’Iran. Au-delà des questions géopolitiques et du coût humain, quelque chose devrait retenir notre attention : l’inflation continuera et rien ne pourra l’arrêter.

Au Québec, nous avons l’inflation la plus élevée parmi toutes les provinces canadiennes. Acheter l’épicerie, payer les factures, l’hypothèque sont devenus des épreuves du quotidien pour bien des familles. Mais qui dit guerre au Moyen-Orient dit aussi pétrole, et donc explosion des prix à la pompe.

Des entrepreneurs ont déjà commencé à faire des provisions. Les gardiens de la révolution en Iran ont annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz. Près de 20 % du pétrole mondial transite par ce passage étroit, en plein cœur de la poudrière qui vient d’être allumée.

Le pétrole, ce n’est pas seulement le prix à la pompe qui va augmenter, mais aussi le coût des opérations quotidiennes pour l’industrie du camionnage, de l’agriculture et de tout ce qui fait fonctionner normalement nos sociétés.

Le pétrole : l’arme qui a fait plier l’Occident

En 1973, les pays arabes s’étaient réunis pour protester contre le soutien occidental à Israël. On a connu ce qu’on nomme le premier choc pétrolier en raison de l’embargo décidé par les pays producteurs. Les prix ont augmenté comme jamais auparavant, créant aussi des pénuries en Amérique du Nord.

Jadis, les voitures étaient grosses, très grosses. Une voiture pouvait facilement consommer une quinzaine de litres aux 100 km, parfois davantage. Et c’est à cette époque qu’on a commencé à se tourner vers des voitures plus économes en essence. D’où la popularité soudaine des voitures japonaises et coréennes, qui étaient regardées de haut avant cette crise.

L’histoire a prouvé que, dans chaque crise, il y a des opportunités pour transformer la société, régler des problèmes qui semblaient insolubles. Le choc pétrolier a forcé l’utilisation de voitures moins gourmandes en essence. La crise a aussi contraint de développer des normes pour améliorer l’efficacité énergétique.

D’une crise naîtra des changements à long terme

De nos jours, on parle beaucoup de transition énergétique. Si cela demeure ponctué de défis et que les résultats ne sont pas toujours très concluants, il est vrai que l’on devrait améliorer nos transports en commun, faire plus de vélo et moins utiliser la voiture, surtout si l’on habite en ville.

Mais cela ne passera pas par des mesures punitives et impopulaires, comme celles d’augmenter les tarifs de stationnement au centre-ville. Au lieu de punir comme on le fait actuellement, prenons l’occasion qui nous est offerte pour essayer d’autres avenues.

Cette crise ne se résoudra pas du jour au lendemain. Cela faisait des années que la marmite était sous pression. Il faudra composer avec les conséquences d’une mondialisation trop dépendante des chaînes de ravitaillement.

Note éditoriale: Ce texte est une chronique d’opinion. Les propos et analyses présentés sont ceux de l’auteur et n’engagent pas le Journal de Sherbrooke.

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