Faux documents d’immigration : Gentilcore veut des réponses

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MONTRÉAL — Une ancienne employée du ministère de l’Immigration et de l’Intégration est accusée d’avoir délivré plus de 100 faux certificats de sélection du Québec à des candidats qui ne répondaient pas aux critères du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Marilena Ida fait face à des accusations d’abus de confiance et de fabrication de faux documents à la suite d’une enquête du Commissaire à la lutte contre la corruption. La ministre Catherine Gentilcore a annoncé samedi qu’elle ferait vérifier si l’affaire était un cas isolé et si les contrôles instaurés depuis étaient suffisants pour éviter qu’elle se reproduise.

Des certificats qui auraient été délivrés entre 2016 et 2019

Selon le Commissaire, les gestes reprochés à Mme Ida se seraient déroulés entre le 22 août 2016 et le 3 février 2019, alors qu’elle occupait le poste de coordonnatrice par intérim du PEQ. Ce programme s’adressait aux travailleurs étrangers temporaires et aux étudiants étrangers ayant obtenu un diplôme au Québec. Le cabinet de la ministre indique que Mme Ida a quitté le ministère en 2019. Elle doit comparaître le 10 décembre au palais de justice de Montréal et bénéficie de la présomption d’innocence.

Le certificat ouvre la voie à une demande auprès d’Ottawa

Le certificat de sélection du Québec atteste que la province a retenu la candidature d’une personne qui souhaite s’y établir de façon permanente. Une fois ce document obtenu, la personne doit déposer une demande de résidence permanente auprès du gouvernement fédéral, qui décide de l’accorder ou non. Dans son communiqué du 4 novembre, l’UPAC ne précise pas combien des certificats en cause auraient été utilisés dans une demande auprès d’Ottawa ni si certains de leurs détenteurs ont obtenu la résidence permanente.

Gentilcore veut savoir si le cas est isolé

« Immigrer au Québec est un privilège qui ne peut être acheté », a déclaré Catherine Gentilcore, qui s’est dite choquée par les révélations de l’UPAC. Son cabinet affirme que le ministère a resserré ses contrôles depuis les faits allégués et qu’il a collaboré avec les enquêteurs tout au long de l’enquête. Le communiqué du cabinet ne détaille toutefois pas les mesures mises en place. De son côté, l’UPAC ne précise pas si de l’argent aurait été versé en échange des certificats.

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