Derniers jours pour les expositions d’automne à Brompton

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SHERBROOKE — Il reste jusqu’au dimanche 8 novembre pour voir les quatre expositions d’automne de la Maison des arts et de la culture de Brompton. Depuis le 13 septembre, la photographie y prend toutes sortes de formes, du portrait d’animaux sauvages aux images d’objets de famille projetées en grand. La Maison fermera ses salles au public le lundi 9 novembre pour préparer Devoir de mémoire, la prochaine exposition collective de ses membres.

Des paysages qui changent sous nos yeux

Dans Paysages-mondes, Philippe Boissonnet s’intéresse à ce que la lumière peut faire apparaître ou disparaître dans un paysage. L’ancien professeur d’arts à l’Université du Québec à Trois-Rivières travaille entre autres avec des hologrammes et des photographies lenticulaires. Ces dernières changent d’aspect selon l’angle sous lequel on les regarde, si bien qu’un pas de côté suffit pour découvrir une autre image.

Jean-Luc Wolff, lui, a photographié des rhinocéros, des girafes et des guépards en Afrique pour sa série Anthropique. Les tons rouges et ocre de ses portraits rappellent les dessins à la sanguine, une technique qui utilise un pigment terreux. Il a choisi d’imprimer ses images sur un papier japonais assez fin pour laisser passer la lumière. Une façon d’évoquer la fragilité de cette faune face aux changements que les activités humaines imposent à son milieu.

Derniers jours pour les expositions d’automne à Brompton
IMAGE TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK / MAISON DES ARTS ET DE LA CULTURE DE BROMPTON / LES ANTISTRESS DE MONSIEUR MÉNARD

Ce que les photos gardent en mémoire

C’est après la mort de ses grands-parents que Roxane Bertrand, une artiste originaire de Sherbrooke qui signe fhgoyd, a entrepris l’installation S_[im]mort[[[[e]l]le]s]. Elle a photographié des objets là où elle les a trouvés, puis a projeté les images pour les agrandir. Elle en a aussi modifié certaines à l’aide de l’intelligence artificielle pour évoquer la façon dont un souvenir se déforme avec le temps.

Dans Anamnèses et autres mensonges, Christiane Lahaie superpose des textes calligraphiés à des photographies. L’écrivaine, qui a enseigné la littérature et le cinéma à l’Université de Sherbrooke, s’intéresse à ce qui se passe quand on croit retrouver un souvenir oublié et qu’on essaie de le raconter. Le travail à la plume l’amène à ralentir, un rythme qu’elle invite aussi le public à prendre devant ses images.

« Devoir de mémoire » à partir du 22 novembre

La Maison rouvrira le dimanche 22 novembre, de 13 h à 17 h, pour le vernissage de Devoir de mémoire. Les artistes membres ont été invités à proposer une œuvre sur ce qu’on garde du passé et ce qui risque de s’effacer. Le thème va des deuils vécus en famille aux événements dont une communauté choisit de se souvenir. L’exposition se poursuivra jusqu’au 10 janvier 2027, avec une fermeture pour les Fêtes du 21 décembre au 5 janvier.

Au parc de la Rive, l’exposition extérieure Ce qui nous relie de Kassandra Reynolds est annoncée jusqu’en juin 2027. La photographe y rassemble des portraits issus de projets réalisés entre 2018 et 2025. Elle y aborde entre autres le jardinage en famille, la solitude et les liens qui se nouent entre des personnes en situation d’itinérance.

Une maison qui rappelle l’ancienne gare

Au bord de la rivière Saint-François, près de la voie ferrée, le bâtiment de brique rouge a des airs de gare. Selon les archives du Musée d’histoire de Sherbrooke, son architecture s’inspire de la deuxième gare de Bromptonville, construite en 1903 et démolie en 1968. La Maison des arts et de la culture, elle, a vu le jour en 2001, un an avant le regroupement de Bromptonville avec Sherbrooke.

Le projet a pris forme en 2000, quand des citoyens de Bromptonville ont fondé un comité culturel. La politique qu’ils ont rédigée l’année suivante prévoyait un lieu permanent où présenter des expositions et tenir des activités culturelles. La Fondation Environnement Brompton, créée par la Ville de Bromptonville avec la compagnie Kruger, a contribué au financement de la construction. Le comité a pris le nom de Comité arts et culture de Brompton au moment du regroupement municipal et assure toujours la programmation.

Pour s’y rendre

La Maison des arts et de la culture se trouve au 1, rue Wilfrid-Laurier, dans le parc de la Rive. L’entrée aux expositions est gratuite. Les salles sont normalement ouvertes du mercredi au vendredi de 13 h à 16 h 30, puis le samedi et le dimanche de 13 h à 17 h.

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