Un ancien psychologue associé à l’Université de Sherbrooke a plaidé coupable, vendredi matin au palais de justice de Sherbrooke, à cinq chefs d’accusation de voyeurisme en lien avec des événements survenus dans des locaux de l’établissement.
Selon les informations exposées devant le tribunal, l’homme aurait utilisé un dispositif de captation dissimulé afin de filmer, à leur insu, des femmes au moment où elles se changeaient. Les gestes reprochés se seraient déroulés sur une période d’environ deux semaines, durant laquelle le dispositif aurait été déplacé dans différents bureaux.
Une découverte qui a déclenché l’enquête
L’affaire aurait été portée à l’attention des autorités après qu’une des victimes ait remarqué un objet jugé anormal et ait choisi de contacter les policiers. Des enregistrements auraient ensuite été retrouvés sur l’appareil, menant à une enquête et à une série d’accusations.
Dans la salle d’audience, les victimes présentes ont semblé émotives au moment où le plaidoyer de culpabilité a été enregistré.
Une infraction grave, souligne la poursuite
Même si le plaidoyer de culpabilité met fin au débat sur la responsabilité pénale, la cause est loin d’être réglée sur le plan des conséquences judiciaires.
La poursuite considère qu’il s’agit d’une infraction sérieuse, notamment en raison de la violation de l’intimité et d’un abus de confiance lié au contexte. Elle envisage de recommander au tribunal une peine qui inclurait notamment des conditions strictes, des travaux communautaires et une période de probation, tout en maintenant la présence d’un casier judiciaire.
La défense demande une absolution conditionnelle
De son côté, la défense prévoit plutôt demander une absolution conditionnelle, ce qui permettrait à l’accusé d’éviter un casier judiciaire, à condition de respecter certaines obligations imposées par la Cour.
L’avocat du dossier évoque notamment un plaidoyer rapide, l’absence d’antécédents criminels, et le fait que les images captées n’auraient pas été diffusées. La défense soutient aussi que ce geste constituerait une « erreur de parcours » et qu’une sanction sans casier serait plus appropriée dans ce contexte.
Une audience déterminante prévue au printemps
Comme aucune entente n’a été conclue entre les parties sur la peine, le tribunal devra trancher lors d’une audience ultérieure. Les observations sur la sentence auront lieu le 27 mars, et des témoignages sont attendus, dont ceux des victimes, afin d’éclairer la décision du juge.
L’homme n’est plus à l’emploi de l’Université de Sherbrooke depuis son arrestation. L’établissement, pour sa part, a rappelé que le soutien aux victimes demeure une priorité et a indiqué avoir pris acte du plaidoyer de culpabilité.

