47 propriétés seront mises aux enchères à Magog le 5 novembre

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MAGOG — Des résidences, des immeubles à logements, des locaux industriels et plusieurs terrains figurent parmi les 47 propriétés susceptibles d’être vendues aux enchères par la Ville de Magog, le jeudi 5 novembre prochain. La vente pour défaut de paiement des taxes municipales et scolaires commencera à 10 h, dans la salle du conseil de l’hôtel de ville, située au 7, rue Principale Est.

La liste demeure toutefois susceptible de raccourcir d’ici au jour de la vente. Un propriétaire peut généralement faire retirer son immeuble du processus en acquittant la totalité des taxes, intérêts et frais réclamés avant l’adjudication. Il serait donc imprudent de se présenter le 5 novembre avec une seule propriété en tête sans vérifier, le matin même, si elle est toujours offerte.

Une vente ouverte au public

Toute personne intéressée peut assister à cette enchère publique. La propriété est accordée au plus offrant, mais celui-ci doit être en mesure de régler immédiatement le prix d’achat selon les modes de paiement acceptés par la Ville. Si le paiement ne peut être effectué sur-le-champ, l’immeuble peut aussitôt être remis aux enchères.

Les futurs enchérisseurs devraient communiquer préalablement avec la Ville afin de connaître les pièces d’identité exigées, les modes de paiement autorisés et les taxes pouvant s’ajouter à l’enchère. Une personne qui souhaite enchérir au nom d’une entreprise ou d’une autre personne devrait également vérifier si une procuration ou d’autres documents seront nécessaires.

Quelques adresses qui attirent l’attention

Parmi les propriétés construites, on remarque le 935, chemin des Pères ainsi que le 19 à 21, chemin de la Baie. Cette dernière adresse semble particulièrement digne d’intérêt puisqu’elle comporte deux numéros civiques, ce qui peut indiquer la présence de plus d’un logement. La désignation cadastrale, le zonage, l’état de l’immeuble et son occupation devront toutefois être vérifiés avant de miser.

Un autre ensemble important se trouve au 399 à 405, rue Principale Ouest. La fiche comprend trois lots cadastraux et plusieurs numéros civiques, ce qui pourrait en faire l’un des ensembles les plus importants de la vente. L’immeuble situé du 468 au 476, rue Dussault se démarque lui aussi par ses nombreux numéros civiques.

Deux propriétés apparaissent également au 1534 et au 1535, rue Principale Est. La plateforme GoVPT présente cependant une incohérence pour la première : l’adresse inscrite dans la description est le 1534, tandis que le titre de la fiche indique le 1543. Les personnes intéressées devront donc se fier au numéro de lot cadastral et confirmer l’adresse exacte auprès de la Ville.

Des locaux sur le boulevard Industriel

Au moins six unités situées au 2200, boulevard Industriel apparaissent dans la liste, soit les unités 1, 2, 3, 4, 5, 6, 9 et 10. Cette concentration pourrait intéresser des entrepreneurs ou des investisseurs à la recherche de locaux commerciaux ou industriels. La présence d’un numéro d’unité ne permet toutefois pas, à elle seule, de connaître la superficie, l’usage permis ou les frais communs rattachés à chaque propriété.

Avant d’enchérir sur l’une de ces unités, il faudra notamment vérifier le zonage, les servitudes, la copropriété, l’accès aux bâtiments et la situation environnementale du terrain. Une vente pour taxes ne constitue pas une inspection immobilière et la Ville ne garantit pas nécessairement l’état physique des lieux.

Un vaste ensemble de terrains

Les amateurs de terrains pourraient surveiller le dossier MAG-2026-004, sur le chemin Viens. Celui-ci regroupe à lui seul 15 numéros de lots cadastraux. Un second dossier sur le même chemin comprend trois autres lots, tandis que le 991, chemin Viens, est présenté comme une propriété avec une bâtisse.

Une vingtaine de terrains apparaissent également dans le secteur de l’allée des Orchidées, du chemin Fortin et de la rue des Nénuphars. D’autres lots sans adresse civique sont situés sur les rues du Cormoran, de la Bernache, de la Sterne et Daniel. Leur intérêt réel dépendra cependant de facteurs essentiels comme leur superficie, la possibilité de construire, l’accès à une voie publique, la présence de milieux humides et la disponibilité des services municipaux.

Pas nécessairement une maison à rabais

La somme affichée sur GoVPT ne doit pas être confondue avec la valeur marchande de la propriété. Au moment de notre consultation, les 47 fiches indiquaient d’ailleurs une « valeur de l’enchère » de 0 $, puisque la vente n’avait pas encore commencé. Le prix final dépendra du nombre d’enchérisseurs et de l’intérêt suscité par chaque lot.

Il est fortement recommandé de consulter le rôle d’évaluation, le registre foncier, la matrice graphique et les règlements de zonage avant de miser. L’acheteur acquiert généralement l’immeuble dans son état actuel, avec les risques qui peuvent l’accompagner, sans bénéficier des protections habituelles d’une transaction immobilière négociée.

Un droit de retrait pendant un an

Même après la vente, l’ancien propriétaire conserve normalement un droit de retrait pendant une année. Il peut reprendre son immeuble en remboursant le prix payé, certains frais ainsi que l’intérêt prévu par la loi. L’adjudicataire se trouve donc dans une situation particulière pendant cette période et n’obtient un titre définitif qu’une fois le délai expiré, si aucun retrait n’a été exercé.

Cette règle est importante pour les acheteurs qui souhaiteraient entreprendre rapidement des rénovations ou occuper les lieux. Une vérification auprès d’un notaire demeure vivement conseillée avant d’engager des sommes importantes.

Sources :

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