À Sherbrooke, l’aïkido Mochizuki cultive la confiance

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SHERBROOKE — Apprendre à se défendre tout en cultivant le respect de l’autre : voilà ce qui anime l’Association canadienne d’aïkido Mochizuki (ACAM). Née en 1992 d’une rencontre avec un maître japonais, cette organisation a trouvé à Sherbrooke un terreau où transmettre sa passion. Pour Michel Martin, président et directeur technique, et Roger Roy, vice-président et directeur technique, cet enseignement repose autant sur la confiance en soi que sur l’apprentissage des techniques.

À Sherbrooke, l’aïkido Mochizuki cultive la confiance
IMAGE GRACIEUSETÉ / MICHEL MARTIN / ASSOCIATION CANADIENNE D’AIKIDO MOCHIZUKI

Une histoire qui commence au Japon

L’aventure prend forme lorsque Bruno Perreault, Roger Roy et Michel Martin présentent au maître Minoru Mochizuki la charte de leur future association, au Japon, en 1992. Les trois hommes lui demandent l’autorisation d’utiliser son nom pour donner naissance à leur organisation. Son accord devient un appui déterminant dans la réalisation du projet. L’ACAM voit ainsi le jour au pays du Soleil-Levant, avant de poursuivre son développement au Québec.

L’ancrage sherbrookois tient à un lien bien concret avec le milieu de l’éducation. L’un des membres fondateurs habite la ville et travaille comme éducateur physique au Cégep de Sherbrooke, où il enseigne également en techniques policières. Pour les fondateurs, implanter la pratique dans la région s’impose donc naturellement. Le Cégep et l’Université de Sherbrooke figurent parmi les lieux de pratique indiqués par l’association, et les deux établissements proposent des cours d’aïkido.

À Sherbrooke, l’aïkido Mochizuki cultive la confiance
IMAGE GRACIEUSETÉ / MICHEL MARTIN / ASSOCIATION CANADIENNE D’AIKIDO MOCHIZUKI

La confiance se construit avec les autres

« Développer une confiance en soi dans le respect de soi et des autres » : Michel Martin résume ainsi la mission de l’association. Cette philosophie se traduit par des entraînements encadrés, où les partenaires travaillent ensemble dans un environnement que l’organisme veut pacifique et respectueux. La pratique proposée se déroule sans compétition, ce qui place l’apprentissage au cœur de la démarche.

Le mot aïkido renvoie à la voie de l’harmonie et de l’énergie. Dans l’enseignement décrit par l’ACAM, une saisie ou une frappe devient le point de départ d’une réponse qui utilise la force de l’agresseur pour provoquer un déséquilibre. Selon la technique travaillée, le mouvement peut se poursuivre par une projection ou une clé articulaire. Un conditionnement physique adapté accompagne aussi la pratique.

À Sherbrooke, l’aïkido Mochizuki cultive la confiance
IMAGE GRACIEUSETÉ / MICHEL MARTIN / ASSOCIATION CANADIENNE D’AIKIDO MOCHIZUKI

Un héritage qui continue de voyager

L’association enseigne également le kobudo, soit les techniques d’armes traditionnelles, dans la tradition du Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu. Cette école japonaise, dont l’histoire remonte à plusieurs siècles, est notamment transmise au dojo Sugino de Kawasaki, près de Tokyo. L’ACAM indique être devenue, au fil des années, une branche nord-américaine de cette tradition.

Pour Michel Martin, l’une des grandes fiertés du parcours demeure l’invitation au Canada de maître Yukihiro Sugino, il y a près de deux décennies. Selon son récit, cette première visite a ouvert la voie à des rendez-vous annuels avec le maître japonais. Ces rencontres donnent une continuité aux liens noués au Japon et permettent aux membres de poursuivre leur apprentissage auprès de lui.

À Sherbrooke, l’aïkido Mochizuki cultive la confiance
IMAGE GRACIEUSETÉ / MICHEL MARTIN / ASSOCIATION CANADIENNE D’AIKIDO MOCHIZUKI

Des tatamis qui font rayonner l’Estrie

Les stages et les camps d’entraînement organisés en Estrie attirent des participants de la région comme de l’étranger. Selon l’association, ces rassemblements entraînent aussi des retombées pour les hôtels et les restaurants qui les accueillent. La transmission d’un art martial japonais devient ainsi une occasion de rencontres sur le territoire estrien.

L’organisme s’appuie sur des collaborations locales pour mener ses activités. Il cite notamment le Cégep, des traiteurs et une entreprise de produits sanitaires parmi ses partenaires. Ces contributions accompagnent le travail consacré aux entraînements et à l’accueil des participants lors des rassemblements.

Au fil de son parcours, l’ACAM a également présenté son savoir-faire à différentes occasions publiques. Michel Martin évoque notamment une démonstration aux championnats canadiens de judo et une autre au Musée de la civilisation, à Québec, devant le consul du Japon. Une participation à un festival japonais à Montréal figure aussi parmi les moments marquants rapportés par l’association.

Garder le cap, puis accueillir la relève

L’organisme à but non lucratif indique réunir environ 150 membres au sein de sept écoles réparties au Québec. Son réseau rejoint notamment Sherbrooke, Montréal, Québec, Lévis et Longueuil. Les liens entretenus avec le Japon, ainsi que ses échanges avec l’Europe et les États-Unis, occupent une place importante dans son identité.

Faire durer cette aventure demande de continuer à évoluer et à choisir les bonnes directions, souligne Michel Martin. L’association souhaite maintenant accueillir de nouveaux membres et approfondir ses liens avec l’Europe et l’Asie. L’ambition demeure de transmettre les enseignements reçus des maîtres japonais en les inscrivant dans la vie d’aujourd’hui.

Une invitation à découvrir une autre façon de bouger

L’offre de l’ACAM s’adresse aux personnes de 15 à 70 ans qui souhaitent associer activité physique, apprentissage de l’autodéfense et développement de la confiance en soi. Elle comprend l’aïkido, le kobudo et un conditionnement physique adapté à ces disciplines. Pour connaître les écoles, les modalités d’inscription et les lieux de pratique, les personnes intéressées peuvent consulter le site de l’association ou communiquer avec Michel Martin.


À Sherbrooke, l’aïkido Mochizuki cultive la confiance

Association canadienne d’aïkido Mochizuki
Adresse : Cégep de Sherbrooke, 475 rue du Cégep, et Université de Sherbrooke, 2500 boulevard de l’Université
Numéro de téléphone : (514) 286-9860
Site Internet : www.aikidomochizuki.com
Facebook : Association canadienne d’aïkido Mochizuki

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