Le sanctuaire du Sacré-Cœur de Beauvoir : le trésor méconnu de Sherbrooke

Partagez

Écoutez cet article en version audio :
0:00
0:00

SHERBROOKE – Certaines mauvaises langues prétendent qu’il n’y a rien à faire dans notre ville. Non, nous ne comptons pas de grands musées internationaux, mais nous avons quelque chose que des villes comme Paris et New York n’ont pas : un mariage unique entre la nature et la ville.

À ce titre, le sanctuaire du Sacré-Cœur de Beauvoir mérite sa place dans le panthéon des trésors de Sherbrooke. Pourquoi cet endroit en particulier ? Pourquoi traverser une route cahoteuse pleine de nids-de-poule ? Vous allez voir.

IMAGE ANTHONY TREMBLAY / JOURNAL DE SHERBROOKE

Un peu d’histoire

Le sanctuaire du Sacré-Cœur de Beauvoir prend forme au début du XXe siècle, à une époque où la ferveur religieuse structure encore profondément la vie des communautés québécoises. Le site se développe progressivement autour d’un lieu de prière dédié au Sacré-Cœur, attirant fidèles et pèlerins en quête de recueillement, mais aussi de beauté naturelle.

Au fil des décennies, Beauvoir devient bien plus qu’un simple sanctuaire : un espace où spiritualité, patrimoine et paysage se rencontrent, façonné par l’implication de communautés religieuses et de bénévoles — comme le souligne la Société d’histoire de Sherbrooke. Aujourd’hui encore, il conserve cette double vocation de lieu de méditation et de destination accessible à tous, croyants ou non, qui viennent y chercher un moment de calme au cœur de la ville.

Un endroit hors du temps

On se surprend à revenir ici à chaque saison, pour profiter d’une vue exceptionnelle sur Sherbrooke, où l’on peut notamment apercevoir le mont Bellevue ainsi que le CHUS Fleurimont. En automne, la flambée des couleurs impressionne autant les visiteurs d’ici que ceux de passage.

Mais Beauvoir, c’est aussi une chapelle construite en pierre des champs. Ces pierres, recueillies à la main par nos ancêtres alors qu’ils labouraient leurs terres, ont donné naissance à un lieu certes modeste par sa taille et ses matériaux, mais qui demeure un véritable havre de tranquillité.

On peut y venir pour écouter le silence, se sentir, l’espace d’un instant, dans une capsule temporelle, à une époque pas si lointaine où la religion catholique structurait la société québécoise. Sur les murs, on aperçoit encore des béquilles, dont certaines auraient appartenu à des miraculés affirmant avoir été guéris par le Saint-Esprit, et ce jusque dans les années 2000.

IMAGE ANTHONY TREMBLAY / JOURNAL DE SHERBROOKE

Beauvoir : une escapade en nature à quelques minutes du centre-ville

Le sanctuaire ne remplit pas qu’une fonction religieuse : il est aussi possible d’y parcourir des sentiers et de profiter d’une nature riche à seulement 10 minutes du centre-ville. Un parcours reprenant les 12 stations de la Passion du Christ, ponctué de statues, permet de replonger dans cette histoire biblique qui a longtemps façonné l’éducation au Québec.

Si certaines statues gagneraient à être restaurées, elles témoignent néanmoins de l’engagement de nombreux bienfaiteurs, dont les noms sont encore visibles, qui ont donné temps et argent pour ériger ces lieux qui nous sont parvenus.

La chapelle extérieure, avec son style psychédélique des années 1970, ainsi que ses bancs en bois, sont en cours de rénovation. Une boutique permet d’y acheter divers produits, dont les fromages de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, mais aussi des livres et des articles religieux, comme des chapelets.

🌿 Pratique

📍 À environ 10 minutes du centre-ville de Sherbrooke

🅿️ Stationnement gratuit

🎟️ Entrée gratuite

🛍️ Boutique sur place : objets religieux et produits du terroir

🚻 Toilettes disponibles

🥾 Sentier de randonnée accessible

⛪ Possibilité de rencontrer un prêtre sur place

Nouvelles

Actualités