Plus de 16 600 infractions sur les routes en une semaine au Québec

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SHERBROOKE — Plus de 16 600 constats d’infraction ont été remis sur les routes du Québec en seulement sept jours, dans le cadre d’une vaste opération policière consacrée au partage de la route. Menée du 16 au 22 octobre 2026, cette opération nationale concertée a mobilisé les services policiers de la province, dont le Service de police de Sherbrooke, ainsi que les contrôleurs routiers de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Le bilan dévoilé par l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) rappelle que les règles de circulation ne concernent pas uniquement les automobilistes, mais bien tous les usagers de la route.

Plus de 16 600 infractions en une semaine

L’opération, qui se déroulait sous le thème « On est tous responsables de notre conduite », visait autant la répression des infractions que la sensibilisation aux comportements dangereux. Si la majorité des constats ont été remis à des conducteurs de véhicules, plusieurs centaines d’autres concernent des piétons, des cyclistes et des utilisateurs d’appareils de transport personnel motorisés (ATPM). Ces derniers comprennent notamment certaines trottinettes électriques et d’autres petits véhicules motorisés.

Selon le bilan présenté par l’ADPQ, plus de 250 constats ont été remis à des piétons et 140 à des cyclistes. Plus de 100 autres constats concernent des utilisateurs d’ATPM ou des parents ayant permis ou toléré l’utilisation de ces appareils par des enfants de moins de 14 ans. Les statistiques présentées concernent l’ensemble du Québec et ne permettent pas de déterminer combien d’infractions ont été constatées précisément à Sherbrooke ou ailleurs en Estrie.

Automobilistes : quelques secondes d’inattention peuvent coûter cher

Pour les automobilistes, le respect des limites de vitesse, des feux de circulation et des priorités de passage demeure essentiel. La vigilance doit être particulièrement importante aux intersections, près des écoles et dans les secteurs résidentiels, où les piétons et les cyclistes sont nombreux. Un conducteur qui effectue un virage sans vérifier son angle mort risque notamment de couper la trajectoire d’un cycliste ou d’un piéton.

La SAAQ rappelle qu’un automobiliste doit laisser au moins un mètre de distance lorsqu’il dépasse un cycliste dans une zone où la limite de vitesse est de 50 km/h ou moins. Cette distance passe à 1,5 mètre lorsque la limite autorisée dépasse 50 km/h. Un dépassement effectué sans respecter ces conditions peut entraîner une amende de 200 à 300 dollars et deux points d’inaptitude, sans compter les frais applicables.

Les passages pour piétons exigent également une attention particulière. Un conducteur doit immobiliser son véhicule lorsqu’un piéton s’engage dans un passage ou manifeste clairement son intention de traverser. Le non-respect de cette priorité peut lui aussi entraîner une amende de 200 à 300 dollars et deux points d’inaptitude.

Cyclistes et piétons : des règles qui s’appliquent à tous

Les cyclistes doivent pour leur part respecter les feux de circulation, les panneaux d’arrêt et les priorités de passage, au même titre que les autres usagers. Ils doivent également signaler leurs intentions lorsqu’ils changent de direction, à moins que cette manœuvre ne mette leur sécurité en danger. Circuler à vélo ne dispense donc pas de respecter le Code de la sécurité routière.

Quant aux piétons, ils doivent utiliser les trottoirs lorsqu’ils sont présents, respecter les feux qui leur sont destinés et traverser aux intersections ou aux passages prévus lorsqu’ils se trouvent à proximité. À défaut d’un passage ou d’une intersection à proximité, ils peuvent traverser ailleurs, mais doivent céder le passage aux véhicules et aux cyclistes. La SAAQ recommande également de toujours vérifier la circulation et, si possible, d’établir un contact visuel avec les conducteurs avant de traverser.

Trottinettes électriques : attention à la réglementation

Les utilisateurs de trottinettes électriques et d’autres appareils de transport personnel motorisés sont également soumis à plusieurs obligations. Au Québec, dans le cadre du projet pilote encadrant ces appareils, il faut notamment être âgé d’au moins 14 ans, porter un casque protecteur correctement attaché et ne pas circuler à plus de 25 km/h. La circulation sur les trottoirs est généralement interdite, tout comme le transport de passagers et le port d’écouteurs.

Les parents doivent également être attentifs à l’utilisation de ces appareils par leurs enfants. Le bilan de l’opération policière démontre d’ailleurs que les adultes qui permettent ou tolèrent leur utilisation par des jeunes de moins de 14 ans peuvent eux aussi faire l’objet d’un constat d’infraction. Avant d’acheter ou de laisser utiliser une trottinette électrique, il est donc important de vérifier si l’appareil et son utilisateur respectent les règles applicables.

Avec l’automne, la vigilance devient encore plus importante

À la fin du mois d’octobre, les journées raccourcissent considérablement et les déplacements de fin d’après-midi se font de plus en plus souvent à la noirceur. À cela s’ajoutent les épisodes de pluie, le brouillard et les chaussées mouillées, qui peuvent réduire la visibilité ou compliquer le freinage. Ces conditions exigent davantage de prudence, particulièrement dans les quartiers résidentiels et les secteurs où circulent de nombreux piétons.

La SAAQ rappelle notamment que les vélos doivent être équipés d’un phare ou d’un feu blanc à l’avant et d’un feu rouge à l’arrière pour circuler à la noirceur. Les piétons ont également avantage à porter des vêtements voyants ou des accessoires réfléchissants pour être plus facilement repérables. Les automobilistes, de leur côté, doivent adapter leur vitesse aux conditions et augmenter leur distance avec les véhicules qui les précèdent.

La sécurité routière ne s’arrête pas avec les opérations policières

Le bilan de cette opération ne constitue pas un décompte des accidents survenus durant la semaine, mais bien des infractions constatées par les autorités. Il rappelle néanmoins que de nombreux comportements contraires aux règles de circulation sont encore observés sur le réseau routier québécois. La fin de la campagne policière, le 22 octobre, ne signifie évidemment pas que ces obligations cessent de s’appliquer.

La sécurité routière repose sur une responsabilité partagée, mais le Code de la sécurité routière impose aussi une prudence accrue aux conducteurs envers les usagers les plus vulnérables. Qu’on circule en automobile, à moto, à vélo, à pied ou en trottinette électrique, il importe de respecter les priorités, de demeurer visible et d’anticiper les mouvements des autres. Un peu de patience à une intersection ou quelques secondes supplémentaires avant un dépassement peuvent parfois suffire à éviter une collision aux conséquences dramatiques.

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