MAGOG — L’Archidiocèse de Sherbrooke a annoncé le décès de Mgr André Tardif, survenu le samedi 24 octobre 2026 à Magog, à l’âge de 89 ans. L’homme d’Église, qui avait été ordonné prêtre en 1961, a consacré plus de cinq décennies de sa vie aux communautés catholiques de l’Estrie. Au cours de son parcours, il a notamment été curé à Magog et à Waterville, professeur à l’Université de Sherbrooke, vicaire général du diocèse et recteur du Grand Séminaire de Sherbrooke.
Né le 21 septembre 1937 à Ham-Nord, dans les Bois-Francs, André Tardif était le fils d’Emmanuel Tardif et d’Alma Morin. Il a fait ses études au Séminaire de Sherbrooke, puis au Grand Séminaire de Sherbrooke, avant d’être ordonné prêtre le 27 mai 1961, à la cathédrale Saint-Michel. La cérémonie avait alors été présidée par Mgr Georges Cabana, qui était à cette époque évêque de Sherbrooke.
Une carrière religieuse qui commence à Magog
C’est à la paroisse Saint-Patrice de Magog qu’André Tardif a commencé son ministère en 1961, comme vicaire et professeur. Il y a exercé ses fonctions jusqu’en 1965, avant de poursuivre ses études à Québec pendant une année. De retour à Magog, il a été aumônier dans les écoles secondaires de la ville de 1966 à 1972, une fonction qui l’amenait notamment à accompagner les jeunes dans leur vie spirituelle.
Il s’est ensuite dirigé vers le milieu universitaire, devenant professeur à l’Université de Sherbrooke de 1972 à 1978. Cette période consacrée à l’éducation a précédé son accession à plusieurs postes importants au sein de l’administration diocésaine. Son parcours l’a ainsi amené à travailler autant auprès des étudiants que des paroissiens et des membres du clergé.
Des responsabilités importantes au sein du diocèse
À partir de 1978, André Tardif a occupé plusieurs fonctions de direction au sein du diocèse de Sherbrooke. Il a d’abord été vicaire épiscopal à la pastorale d’ensemble jusqu’en 1980, puis vicaire général de 1980 à 1983. Il a également agi comme coordonnateur de la pastorale d’ensemble de 1978 à 1986, participant à l’organisation des activités religieuses et à la coordination du travail pastoral sur le territoire diocésain.
Le 19 mai 1980, il a reçu les dignités de chanoine titulaire, de vicaire général et de doyen du Chapitre. Ces fonctions et distinctions témoignent des responsabilités qui lui avaient été confiées au sein de l’Église catholique régionale. En 1995, il a également été nommé prélat d’honneur, une distinction ecclésiastique qui lui permettait de porter le titre honorifique de monseigneur.
De 1986 à 1995, il a été recteur du Grand Séminaire de Sherbrooke, un établissement consacré à la formation des futurs prêtres. Pendant neuf ans, il a ainsi occupé une place importante dans la préparation de la relève du clergé catholique. Cette responsabilité s’ajoutait à ses nombreux engagements dans différentes paroisses de l’Estrie.
De Waterville à Magog, un engagement de plusieurs décennies
Parallèlement à ses responsabilités diocésaines, Mgr Tardif a été curé de la paroisse Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Waterville de 1989 à 1992. Il a ensuite fait partie de l’équipe de l’Unité pastorale Notre-Dame, qui regroupait les communautés de Johnville, Martinville, Waterville et Compton, jusqu’en 1995. Ces affectations l’ont amené à exercer son ministère dans plusieurs petites communautés rurales de la région.
En 1995, il est retourné à la paroisse Saint-Patrice de Magog, où il avait commencé sa carrière religieuse 34 ans plus tôt. Il y a occupé les fonctions de curé jusqu’en 2007, avant de poursuivre son travail comme administrateur paroissial jusqu’en 2014. Il a finalement pris sa retraite à Magog cette même année, après 53 années de ministère actif.
Son parcours aura ainsi été particulièrement marqué par la ville de Magog, où il a commencé et terminé sa carrière sacerdotale. Entre ses premières années comme vicaire et son départ à la retraite, il aura été associé à la paroisse Saint-Patrice pendant plus de deux décennies, réparties sur différentes périodes de sa vie.
L’Archidiocèse de Sherbrooke lui rend hommage
Dans un message publié à la suite de son décès, l’Archidiocèse de Sherbrooke a tenu à souligner les nombreuses années de service de Mgr Tardif. L’institution religieuse a exprimé sa reconnaissance pour son engagement et a transmis ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’aux personnes qui l’ont connu et apprécié.
L’Archidiocèse a également précisé que Mgr Tardif était membre de la Société d’une messe, une association spirituelle dont les membres bénéficient de prières et de célébrations eucharistiques après leur décès. Une eucharistie sera donc célébrée à son intention, conformément aux engagements de cette société.
Au moment de l’annonce, les détails entourant les funérailles de Mgr André Tardif n’avaient pas encore été communiqués. L’Archidiocèse de Sherbrooke a indiqué que les informations concernant les arrangements funéraires seraient rendues publiques ultérieurement.

