Souldia électrise le Granada et tend la main à la relève locale

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SHERBROOKE — Le Théâtre Granada affichait complet samedi soir, 17 janvier, alors que Souldia s’arrêtait en ville dans le cadre de sa tournée Nouvelle vie. La salle était pleine à craquer, l’atmosphère survoltée, et la foule déjà debout bien avant l’entrée en scène du rappeur.

Dès les premières minutes, on sentait que Sherbrooke n’était pas simplement venue assister à un concert : la ville était venue vivre un événement.

Un public étonnamment varié

Autre élément marquant de la soirée : le public était beaucoup plus diversifié qu’on pourrait le croire. Bien sûr, la salle était remplie de jeunes adolescents, particulièrement nombreux et très bruyants, mais on remarquait aussi des parents accompagnant leurs enfants, et même quelques jeunes fans âgés d’environ 8 à 12 ans.

Une ambiance de “grand rendez-vous” où plusieurs générations se retrouvent au même endroit, pour le même artiste, dans la même intensité.

IMAGE YVES BOURASSA / JOURNAL DE SHERBROOKE / KING FALI
IMAGE JOURNAL DE SHERBROOKE / KING FALI

King Fali ouvre la soirée : un jeune de Sherbrooke sur une grande scène

En première partie, c’est le jeune Sherbrookois King Fali, âgé de 18 ans, qui a eu la tâche de réchauffer la salle. Sans prétendre avoir volé le spectacle, il a tout de même réussi à mettre la table et à lancer l’énergie de la soirée, dans un contexte où le public attendait surtout l’arrivée de Souldia.

Pour un artiste aussi jeune et local, ouvrir devant une salle comble au Granada représente une opportunité importante. Un détail qui mérite franchement d’être souligné : Souldia prend le temps d’ouvrir sa scène à la relève. En choisissant King Fali, un jeune artiste de Sherbrooke, pour assurer la première partie, il pose un geste concret de respect et de soutien envers les talents locaux. Offrir une vitrine comme celle-là en dit long sur sa volonté de supporter la scène québécoise.

Souldia arrive cagoulé : le ton est donné

Puis, la salle s’est assombrie.

Souldia a fait son entrée avec une cagoule, provoquant une réaction immédiate du public. Cris, bras levés, téléphones au-dessus des têtes : l’ambiance a changé de niveau dès la première apparition.

L’artiste a ensuite livré un spectacle fidèle à sa réputation : intense, brut, chargé, mais parfaitement maîtrisé. Chaque morceau semblait déclencher une vague dans la foule, qui chantait, sautait et réagissait sans pause.

Le Granada transformé en volcan

Au final, ce passage de Souldia au Granada aura été un succès. Une salle comble, une foule impressionnante et une soirée qui confirme que Sherbrooke reste une ville capable de se transformer en véritable volcan quand un artiste débarque.

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