Paramédics : Stéphanie Vachon réclame une entente

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SHERBROOKE — Après avoir accompagné des équipes ambulancières sur le terrain, la députée de Sherbrooke, Stéphanie Vachon, demande que les négociations avec les paramédics du Québec aboutissent à une entente. L’élue de Québec solidaire estime que la reconnaissance de leur travail doit se traduire par des améliorations concrètes à leurs conditions d’emploi. Elle rapporte également le témoignage d’un paramédic qui a décidé de quitter la profession, malgré son attachement au métier.

Un après-midi avec les équipes ambulancières

Stéphanie Vachon a passé un après-midi complet à bord du véhicule d’un superviseur pour découvrir le quotidien des services préhospitaliers d’urgence à Sherbrooke. Cette sortie lui a permis d’accompagner des ambulancières et des ambulanciers pendant leurs interventions et de mieux comprendre leurs responsabilités. Elle dit avoir rencontré des personnes passionnées et dévouées, appelées à couvrir un vaste territoire et à intervenir auprès de patients nécessitant des soins urgents.

La députée retient notamment la pression qui accompagne les interventions et la nécessité de s’adapter constamment aux événements. Les horaires atypiques et l’imprévisibilité des appels imposent, selon elle, des exigences importantes aux équipes. Elle souligne que les paramédics doivent aussi trop souvent mettre leurs propres besoins de côté pour prendre soin des autres.

Les responsabilités de ces travailleurs comprennent l’évaluation de l’état des patients, l’administration de certains médicaments et les soins nécessaires avant leur arrivée à l’hôpital. Selon la description du métier publiée par le gouvernement du Québec, ils doivent également recueillir des renseignements auprès des autres intervenants et consigner les soins donnés. Le transport vers un établissement de santé s’inscrit donc dans un ensemble de tâches qui commencent dès la prise en charge de la personne.

Quitter un métier que l’on aime

Depuis le début de son mandat, Stéphanie Vachon dit avoir reçu une lettre d’un paramédic qui avait atteint sa limite et choisi d’accrocher son uniforme. « Ce métier a trop peu pour nous retenir, trop peu à donner versus ce qu’il nous prend », écrit le travailleur dans l’extrait qu’elle rend public. Pour la députée, ces quelques mots illustrent le poids que peuvent prendre les exigences de la profession, même chez une personne qui aime profondément son travail.

Ce témoignage donne une dimension humaine à sa demande de règlement des négociations. L’élue met en relation ce départ et les difficultés quotidiennes qu’elle a pu entrevoir pendant sa visite. Elle reconnaît toutefois n’avoir observé qu’une partie de la diversité des tâches et des situations auxquelles les équipes sont confrontées.

Une entente rejetée pendant l’été

Les négociations ont notamment été marquées par le rejet d’une entente de principe chez les paramédics affiliés à la CSN. Le 20 août 2026, la centrale annonçait que ses membres avaient refusé à 71,6 % l’entente conclue le 25 juillet avec le gouvernement du Québec. Les assemblées de vote s’étaient déroulées du 4 au 19 août.

Le 3 septembre, la CSN précisait que le salaire, la prime d’optimisation des soins préhospitaliers d’urgence, la retraite et la durée de la convention collective figuraient parmi les principaux enjeux du refus. La centrale indiquait alors représenter quelque 3 500 paramédics dont les conventions collectives étaient échues depuis le 31 mars 2023. Son comité de négociation souhaitait retourner à la table avec des mandats permettant de répondre aux attentes des membres.

Des améliorations concrètes réclamées

Pour Stéphanie Vachon, le respect envers les travailleurs de la santé doit passer par les conditions dans lesquelles ils exercent leur métier. Au nom de Québec solidaire, elle demande que les discussions débouchent sur une entente pour les paramédics du Québec. Elle présente ce règlement comme un enjeu qui concerne aussi les employeurs, les stagiaires, les collègues du milieu hospitalier et la population qui dépend de ces services.

Sources :

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