Plus de 13 000 agents de sécurité représentés à Magog

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MAGOG — Le Manoir des Sables de Magog a accueilli, la semaine dernière, la 16e Rencontre des déléguées et délégués de la section locale 8922 du Syndicat des Métallos. Pendant trois jours, des représentants syndicaux du secteur de la sécurité privée, provenant de différentes régions du Québec, se sont réunis pour discuter de leurs conditions de travail et des principaux enjeux touchant leur profession. Cette section locale représente désormais plus de 13 000 agents de sécurité à travers la province, selon les chiffres communiqués par l’organisation.

Le rassemblement a permis d’aborder plusieurs dossiers, notamment la santé et la sécurité au travail, les assurances collectives, le recrutement, le Programme d’aide aux employés (PAE) ainsi que l’application du décret encadrant les conditions de travail dans l’industrie. Une place importante a également été accordée à la mobilisation syndicale, alors que les représentants souhaitent maintenir la participation des membres dans les différentes régions du Québec.

Des conditions de travail au cœur des discussions

La rencontre s’est tenue quelques mois après la ratification d’une nouvelle convention collective dans le secteur de la sécurité privée. En août dernier, les membres de la section locale 8922 avaient approuvé, dans une proportion de 65 %, une entente prévoyant des augmentations salariales totalisant 17 % sur cinq ans, pour la période allant de juillet 2027 à juillet 2032. Cette convention avait été négociée à la suite de 68 assemblées générales organisées dans 34 villes québécoises.

Au-delà des augmentations salariales, l’entente prévoit différentes améliorations touchant les conditions de travail des agents. Parmi celles-ci figurent un meilleur encadrement du temps supplémentaire obligatoire, un repos hebdomadaire d’au moins 32 heures consécutives et une bonification de certaines primes. Les nouvelles dispositions doivent entrer en vigueur progressivement, sous réserve des mécanismes d’adoption du décret par le gouvernement du Québec.

Ce décret joue un rôle particulièrement important dans l’industrie de la sécurité privée. Contrairement à une convention collective traditionnelle, qui s’applique normalement aux salariés syndiqués concernés, certaines dispositions peuvent être étendues à l’ensemble des travailleurs d’un secteur. Dans le cas de la sécurité privée, les conditions négociées par les Métallos et l’Association provinciale des agences de sécurité peuvent ainsi bénéficier à environ 22 000 travailleurs, y compris ceux qui ne sont pas syndiqués.

La mobilisation syndicale au premier plan

Durant le congrès de Magog, les participants ont notamment pris part à une journée d’ateliers consacrés à la mobilisation. Ces activités avaient pour objectif de favoriser les échanges entre les délégués, de partager les expériences vécues dans différents milieux de travail et de renforcer les liens entre les membres. Selon le Syndicat des Métallos, cette formule interactive a suscité une participation importante.

Plusieurs responsables syndicaux ont également participé aux discussions, dont Nicolas Lapierre, directeur québécois des Métallos, Michel Courcy, adjoint au directeur, ainsi qu’Annie Daigneault, coordonnatrice pour la région de Montréal. Vincent Boily, conseiller syndical de la section locale 8922, était aussi présent. Leur participation a permis aux délégués d’échanger directement avec les représentants de l’organisation sur les dossiers qui concernent leurs membres.

Le rassemblement a aussi été l’occasion de présenter les nouvelles membres du comité des Femmes d’acier. Ce comité vise notamment à favoriser la participation et l’implication des femmes au sein de l’organisation syndicale. Leur engagement a été souligné devant les participants, dans un secteur où les questions de représentation et de conditions de travail demeurent importantes.

Une contribution de 1 500 $ pour les hommes en difficulté

Le congrès ne s’est toutefois pas limité aux discussions syndicales. Les participants ont également organisé une collecte de fonds qui a permis d’amasser 1 500 $ au profit du Centre NAHA, un organisme communautaire montréalais venant en aide aux hommes de 35 ans et plus vivant des situations difficiles. L’organisme offre notamment des services d’hébergement de transition, des logements permanents et de l’accompagnement pour favoriser la réinsertion sociale.

Pour encourager les dons, un participant prénommé Patrick a accepté de se faire couper sa couette de cheveux. L’initiative, organisée dans une ambiance conviviale, a contribué à mobiliser les personnes présentes autour de cette cause. Plusieurs commanditaires ont également participé au congrès en offrant des prix de présence.

Un congrès rassembleur, selon la présidente

Pour Johanne Richard, présidente de la section locale 8922, cette rencontre aura surtout permis de consolider les relations entre les délégués provenant des différentes régions du Québec. Elle s’est réjouie de la participation des membres et de l’ambiance qui a marqué les trois journées de discussions.

« Je suis vraiment fière de ce qu’on a vécu ensemble », a-t-elle déclaré, en soulignant particulièrement les échanges et les nouvelles relations développées entre les participants. Elle a également remercié les délégués, les responsables syndicaux et les personnes ayant contribué à l’organisation de l’événement.

Avec cette 16e rencontre, la section locale 8922 souhaite poursuivre le travail de mobilisation entrepris auprès des agents de sécurité du Québec. Les discussions tenues à Magog auront notamment permis aux représentants syndicaux de faire le point sur leurs préoccupations et sur les prochaines étapes entourant l’amélioration de leurs conditions de travail.

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