Adrien Pouliot plaide pour un Québec plus libre économiquement

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QUÉBEC — Adrien Pouliot relance le débat sur la place de l’État dans l’économie québécoise. Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien chef du Parti conservateur du Québec soutient que les provinces et les pays qui ont davantage libéralisé leur économie ont mieux réussi que ceux où l’État occupe une place plus importante. Il estime que cette comparaison s’applique aussi au Québec.

Avocat de formation et homme d’affaires, Adrien Pouliot a dirigé le Parti conservateur du Québec de 2013 à 2020. Il s’est présenté dans D’Arcy-McGee lors de l’élection du 5 octobre, sans parvenir à se faire élire. Au sein du PCQ, il a défendu les positions économiques du parti et contribué à l’élaboration de sa plateforme de 2026.

Des chiffres pour défendre une économie plus libérale

Pour appuyer son argumentaire, Adrien Pouliot reprend des données de l’Institut Fraser, un organisme de recherche qui publie notamment un indice de liberté économique. Dans le volet qui mesure les politiques des gouvernements provinciaux, le Québec obtient un score de 3,10 sur 10, derrière l’Alberta, à 6,44, et l’Ontario, à 5,67. L’indice prend en compte plusieurs éléments liés à la taille de l’État, à la fiscalité et à la réglementation.

La publication évoque aussi une pression fiscale de 38,6 % du produit intérieur brut en 2024, attribuée à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke. Pouliot dénonce par ailleurs les dépenses publiques, la rigidité du marché du travail et le nombre d’exigences réglementaires au Québec. Ces derniers chiffres sont avancés dans sa publication; ils doivent être lus à la lumière des méthodes de calcul et des définitions retenues pour les comparer entre provinces.

Un classement qui ne tranche pas le débat

Le message associe ces indicateurs à la prospérité et à la création de richesse. Il s’agit toutefois d’un argument politique : un classement de liberté économique décrit certains choix de politiques publiques, mais ne suffit pas à établir, à lui seul, que ceux-ci expliquent les écarts de richesse entre les territoires. Les résultats peuvent aussi dépendre d’autres facteurs, comme la structure de l’économie, les ressources naturelles, la démographie et les méthodes de comparaison.

La référence aux pays de l’ancien bloc soviétique sert de point de départ à Pouliot pour défendre une plus grande libéralisation. Mais la comparaison entre des États sortant du communisme et le Québec actuel demeure générale : leur histoire, leurs institutions et leurs trajectoires économiques sont très différentes.

Un discours qui pourrait influencer le prochain gouvernement

Ce plaidoyer pourrait néanmoins alimenter les discussions du prochain gouvernement sur la fiscalité, la réglementation et le rôle de l’État dans l’économie. L’argumentaire de Pouliot rejoint des enjeux susceptibles de revenir dans les débats parlementaires, notamment la compétitivité des entreprises, les dépenses publiques et la marge de manœuvre fiscale.

Son influence dépendra toutefois de la place que ces propositions occuperont dans les travaux de l’Assemblée nationale et des compromis que le gouvernement devra conclure avec les autres formations politiques. Pour l’instant, sa publication donne surtout un aperçu de la ligne économique qu’il entend défendre : réduire les contraintes imposées aux entreprises et laisser davantage de place au secteur privé.

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