Plusieurs centaines de personnes se sont réunies hier après-midi au Théâtre Granada de Sherbrooke afin de rendre un dernier hommage à Serge Malenfant, artiste bien connu pour les murales qui ont marqué le paysage urbain de la ville.
Pour l’occasion, le Granada a accueilli une cérémonie empreinte d’émotion, réunissant proches, membres de la famille, citoyens, artistes, gens d’affaires et personnalités publiques venus saluer une dernière fois celui dont le travail a profondément marqué Sherbrooke.
L’urne funéraire de Serge Malenfant était exposée au cœur du théâtre, entourée de fleurs et de chandelles, dans une atmosphère sobre et chaleureuse propice au recueillement.


Jean Perrault prend la parole
L’ancien maire de Sherbrooke Jean Perrault a été invité à monter sur la scène du Théâtre Granada afin de rendre hommage à Serge Malenfant.
Le moment revêtait une signification particulière puisque c’est notamment sous son administration que l’artiste avait obtenu l’occasion de réaliser plusieurs des murales qui allaient par la suite devenir emblématiques du centre-ville.
La mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, était également présente et a été invitée à prendre la parole, tout comme plusieurs autres personnalités et membres de la famille.
Les témoignages se sont succédé devant une foule attentive, dans une ambiance chargée d’émotion.

Un témoignage touchant de son frère
Bernard Malenfant, frère de Serge, a lui aussi livré un hommage particulièrement touchant. Devant les personnes réunies, il est revenu sur plusieurs souvenirs vécus avec son frère et sur certains des moments les plus marquants de leur vie.
Son témoignage a permis au public de découvrir une facette plus intime de l’homme derrière l’artiste, au-delà de ses œuvres et de sa contribution à la ville.

Un parcours dans son univers
Un parcours avait été aménagé à l’intérieur du Théâtre Granada afin de permettre aux visiteurs de replonger dans l’univers de Serge Malenfant.
Des photos et des souvenirs retraçant différentes périodes de sa vie étaient présentés sur grand écran, offrant au public un retour sur son parcours personnel et artistique.
Les personnes présentes ont également été invitées à participer à une grande œuvre collective installée sur la scène du théâtre. Chacun pouvait y laisser sa marque, un geste symbolique particulièrement évocateur pour rendre hommage à un homme dont la vie aura été consacrée à la création.

Des motocyclistes lui rendent hommage
La cérémonie s’est également transportée à l’extérieur du Granada.
Plusieurs motocyclistes se sont rassemblés devant le théâtre afin de saluer la mémoire de Serge Malenfant.
Le nombre important de personnes réunies sur la rue Wellington a nécessité une interruption de la circulation pendant une partie du rassemblement.
Après cet hommage extérieur, les amis et les proches ont été invités à retourner à l’intérieur du théâtre afin de poursuivre la cérémonie.
Des projets jusqu’aux derniers jours
Serge Malenfant travaillait encore sur de nouveaux projets peu de temps avant son décès.
Quelques jours auparavant, il avait notamment participé à une rencontre à l’Auberge au Cœur de Compton avec Hélène Roy et plusieurs autres personnes impliquées dans un comité dont il faisait partie.
Il y avait alors exprimé son désir de poursuivre son œuvre et de participer à de nouveaux projets et collaborations.
Une volonté qui témoignait encore de son attachement profond à la création et à son milieu.
Des remerciements ont aussi été adressés aux nombreux bénévoles ayant contribué à l’organisation de la cérémonie, dont Line Blouin, présente sur les lieux.
Un héritage qui restera bien visible
Au fil de la cérémonie, les témoignages ont rappelé l’importance de l’héritage laissé par Serge Malenfant.
Ses murales font aujourd’hui partie intégrante du paysage de Sherbrooke. Elles racontent des fragments de l’histoire de la ville et attirent encore le regard de milliers de citoyens et de visiteurs.
Mais derrière ces œuvres monumentales se trouvait surtout un homme passionné par la création, les rencontres et sa communauté.
Hier, au Théâtre Granada, plusieurs centaines de personnes ne sont pas simplement venues dire au revoir à un artiste.
Elles sont venues saluer une dernière fois celui qui, pendant des années, aura contribué à mettre de la couleur sur les murs de Sherbrooke et dans la mémoire de ceux qui l’ont connu.

