Chevreuils et orignaux sur les routes : un appel à la prudence cet automne

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QUÉBEC — Avec les journées qui raccourcissent et les déplacements plus fréquents des cervidés, les automobilistes sont invités à redoubler de vigilance cet automne. Dans un communiqué publié le 9 octobre, le ministère des Transports et de la Mobilité durable rappelle que plusieurs facteurs augmentent les risques de collisions à cette période de l’année. La saison de la chasse contribue aux déplacements des animaux, tandis que la tombée hâtive de la nuit rend leur présence plus difficile à repérer.

Ce rappel concerne aussi les usagers des routes de l’Estrie, même si le communiqué ne présente pas de bilan propre à la région. À l’échelle du Québec, plus de 7 200 accidents routiers liés à la grande faune ont été recensés en moyenne chaque année entre 2021 et 2024. Environ 90 % de ces accidents impliquaient un cerf de Virginie, communément appelé chevreuil.

Une vigilance accrue à l’aube et au crépuscule

L’aube et le crépuscule sont les moments où le danger de heurter un animal est le plus élevé. Le Ministère recommande de respecter les limites de vitesse et de ralentir dès qu’une présence de cervidés est soupçonnée aux abords de la chaussée. Ces animaux peuvent réagir de manière imprévisible et surgir rapidement devant un véhicule.

Pour mieux repérer leur présence, les conducteurs devraient observer les deux côtés de la route, aussi loin que possible devant eux. Une attention particulière est nécessaire dans les courbes, les pentes et les secteurs où la végétation réduit la visibilité. Les panneaux annonçant la présence fréquente de cervidés doivent également inciter à une prudence accrue.

Éviter les manœuvres brusques

Lorsqu’un animal apparaît sur la chaussée, un mouvement brusque pour le contourner peut entraîner un accident plus sérieux. Dans la plupart des situations où une collision semble imminente, le Ministère recommande plutôt de ralentir et de freiner progressivement. Il conseille aussi d’actionner les freins à plusieurs reprises pour avertir les automobilistes qui suivent.

Les collisions avec un orignal peuvent avoir des conséquences particulièrement graves. En raison de la taille de l’animal, l’impact avec une voiture peut atteindre le pare-brise et la partie avant du toit. Les occupants risquent alors des blessures sérieuses, voire mortelles.

Des aménagements pour réduire les risques

Le Ministère met en place différentes mesures pour limiter les rencontres entre les véhicules et la grande faune. Des panneaux spécifiques, parfois munis de feux clignotants, sont installés dans les secteurs à risque. Des travaux de déboisement des emprises routières servent également à améliorer la visibilité.

À certains endroits, des clôtures anticervidés empêchent les animaux d’accéder à la chaussée et les dirigent vers des passages fauniques. Ces passages, généralement aménagés sous la route, leur permettent de rejoindre les milieux situés de l’autre côté sans traverser les voies de circulation. Le Ministère souligne toutefois que ces interventions ne suppriment pas tous les risques.

Signaler les situations dangereuses au 511

Les usagers peuvent signaler à Québec 511 une situation dangereuse ou inhabituelle impliquant la grande faune à proximité d’une route. Ces renseignements aident les équipes du Ministère à localiser les secteurs qui nécessitent une intervention et à déterminer les mesures appropriées. La collaboration des automobilistes contribue ainsi à protéger les usagers du réseau routier autant que les animaux.

Sources :

  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable, communiqué « Grande faune sur les routes : redoublez de vigilance cet automne », publié le 9 octobre 2026.
  • Gouvernement du Québec, Circuler en présence de la grande faune.

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