Le bonsaï prend racine aux Serres St-Élie les 3 et 4 octobre

Partagez

SHERBROOKE — Un arbre qui tient sur une table peut évoquer à lui seul une forêt, une falaise ou un paysage battu par le vent. C’est ce que les visiteurs pourront découvrir les 3 et 4 octobre, alors que les Serres St-Élie accueilleront la troisième édition du Salon du bonsaï. L’événement gratuit réunira des passionnés de Sherbrooke et d’ailleurs au Québec, avec des arbres à admirer, des conférences et des conseils pour ceux qui voudraient tenter l’expérience à la maison.

IMAGE TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK / SERRES ST-ÉLIE

Un arbre miniature, mais un véritable arbre

Le bonsaï n’est pas une espèce d’arbre qui serait naturellement toute petite. C’est un arbre dont la croissance et la forme sont travaillées au fil du temps, notamment par la taille des branches et des racines, ainsi que par les soins apportés aux nouvelles pousses. Le choix du pot, la forme du tronc et la disposition des branches participent à l’ensemble : l’idée est d’évoquer un arbre tel qu’on pourrait le rencontrer dans la nature, mais à une autre échelle.

Il y a donc beaucoup plus à regarder qu’une plante qui « reste petite ». Certains arbres semblent avoir poussé droit et paisiblement; d’autres paraissent s’accrocher à une montagne ou résister au vent depuis des décennies. Cette impression demande de la patience, de l’observation et des interventions répétées. Contrairement à une sculpture que l’on termine et que l’on pose sur une tablette, le bonsaï continue de pousser et de changer.

De la Chine au Japon, deux traditions à découvrir

L’art de cultiver des arbres miniaturisés en pot trouve ses origines en Chine, où s’est développée la tradition du penjing. Celle-ci peut représenter tout un paysage en miniature, en associant l’arbre à des pierres ou à d’autres éléments. La pratique s’est ensuite développée au Japon sous le nom de bonsaï et s’est fait connaître bien au-delà de l’Asie.

Cette histoire sera aussi présente à Sherbrooke. Pour la première fois, des membres de la Société de bonsaï et de penjing de Montréal participeront au salon et exposeront leurs arbres. Ils se joindront à Mena’Sen, la société sherbrookoise consacrée au bonsaï et au penjing, ainsi qu’à Bonsaï Gros-Bec. C’est une occasion de voir des arbres façonnés par des personnes différentes et de leur poser les questions qu’on hésite parfois à poser devant une plante en magasin.

Deux conférences pour comprendre et commencer

Le samedi 3 octobre à 11 h, la bonsaïste Linda Chicoine donnera une conférence sur la culture du bonsaï. Elle enseigne également cet art au Jardin botanique de Montréal et anime des ateliers ailleurs au Québec. La conférence est gratuite et aucune inscription n’est requise.

Le dimanche 4 octobre à 11 h, Michael Arsenault, de Bonsaï Gros-Bec, prendra le relais avec une conférence intitulée « Bonsaï 101 pour les nulles ». Il abordera les bases concrètes : la lumière, l’arrosage, l’entretien et les soins essentiels. Voilà qui pourrait rassurer les gens qui trouvent ces arbres magnifiques, mais qui craignent de faire mourir leur premier spécimen avant la fin de la semaine. Cette conférence est elle aussi gratuite et accessible sans inscription.

Un atelier de confection animé par Linda Chicoine est également prévu le dimanche à 13 h. Les participants pourront choisir un coprosma ou un grewia, puis installer leur arbre dans un pot artisanal; le tarif annoncé est de 35 $, matériel compris. L’atelier est toutefois actuellement indiqué comme complet sur le site des Serres St-Élie. Il reste possible de visiter le salon et d’assister aux conférences sans y prendre part.

Le Salon du bonsaï se tiendra aux Serres St-Élie, au 4675, boulevard Industriel, à Sherbrooke. L’événement commence le samedi 3 octobre à 9 h et se termine le dimanche 4 octobre à 16 h. L’entrée est gratuite et ouverte à tous, que l’on possède déjà plusieurs arbres miniatures ou que l’on souhaite simplement comprendre comment un arbre peut devenir une œuvre vivante.

Sources :

Nouvelles

Actualités