Salon du livre de l’Estrie : Thélyson Orélien sera-t-il présent comme prévu?

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SHERBROOKE — Le Salon du livre de l’Estrie a dévoilé une programmation chargée pour sa 48e édition, qui se déroulera du 15 au 18 octobre au Centre de foires de Sherbrooke. Patrick Senécal, Kiev Renaud, Valérie Plante et Yves P. Pelletier figurent parmi les personnalités attendues. Toutefois, la présence annoncée de l’auteur québécois d’origine haïtienne Thélyson Orélien risque de retenir une bonne partie de l’attention.

Patrick Senécal à la présidence d’honneur

L’auteur de romans d’horreur Patrick Senécal agira comme président d’honneur de cette édition placée sous le thème « Courage ». Le Salon soulignera également le 30e anniversaire des Éditions Alire, une maison étroitement associée à la littérature fantastique, policière et de science-fiction au Québec.

Patrick Senécal participera à plusieurs activités, dont des rencontres où les visiteurs pourront directement lui poser leurs questions. Il prendra également part à une discussion intitulée Hantés par le passé en compagnie de Charles Dionne. Une soirée consacrée aux 30 ans des Éditions Alire figure aussi à la programmation.

De Kiev Renaud à Valérie Plante

L’auteure Kiev Renaud, désignée invitée d’honneur, participera à un grand entretien animé par Félix Morin. Elle prendra également part à une conversation avec Monique Proulx consacrée à l’identité, à l’amitié et aux relations entre les générations.

L’ancienne mairesse de Montréal Valérie Plante sera pour sa part reçue dans le cadre d’un grand entretien animé par Bruno Lemieux. Sa présence risque d’attirer les curieux qui souhaitent l’entendre revenir sur son parcours politique, mais aussi sur la suite de sa carrière après son passage à l’hôtel de ville de Montréal.

Yves P. Pelletier, membre bien connu de Rock et Belles Oreilles, participera lui aussi à un grand entretien, en plus d’une rencontre plus courte prévue sur la scène Radio-Canada. L’humoriste et auteur a notamment publié récemment Hubert, le maître des rêves, une bande dessinée destinée à un public jeunesse.

Une programmation particulièrement diversifiée

La programmation ne se limitera pas aux grands noms. Le Salon proposera des discussions sur la grossophobie dans la littérature adolescente, la démocratie, les migrations, les voix autochtones en politique, la dystopie, la science-fiction et la « dark romance ». Catherine Dorion agira également comme essayiste en résidence et présentera quotidiennement un texte au public.

Plusieurs activités jeunesse, duels de dessins, lectures de poésie et rencontres avec des auteurs s’ajouteront aux grands entretiens. Des soirées plus éclatées sont également annoncées, notamment Littérature et autres niaiseries, le Cabaret des aveux louches ainsi qu’une soirée mêlant « roast », karaoké et micro ouvert.

Thélyson Orélien toujours affiché comme invité d’honneur

La situation la plus délicate concerne toutefois Thélyson Orélien. L’auteur de C’était ça ou mourir est présenté dans la programmation officielle comme un invité d’honneur. Un grand entretien avec lui, animé par Lisa-Marie Gervais, est toujours prévu, tout comme une discussion avec Ruba Ghazal sur la littérature, la politique et les migrations.

Or, l’écrivain se retrouve actuellement au centre d’une controverse concernant plusieurs textes anciens qui présenteraient des ressemblances importantes avec des publications antérieures. L’un de ces textes reprendrait presque entièrement la préface du livre Le Matin des magiciens, publié en 1960 par Louis Pauwels et Jacques Bergier. D’autres textes attribués à Thélyson Orélien auraient repris ou traduit, sans attribution claire, des articles provenant de publications étrangères.

Une première controverse concernant l’intelligence artificielle

Ces révélations surviennent alors que son roman C’était ça ou mourir avait déjà été soupçonné d’avoir été rédigé, en partie ou en totalité, à l’aide de l’intelligence artificielle. Thélyson Orélien et ses éditeurs ont rejeté cette accusation, notamment en remettant en question la fiabilité des logiciels utilisés pour détecter les textes produits par l’IA.

Les nouvelles allégations de plagiat sont toutefois d’une autre nature puisqu’elles reposent sur des comparaisons directes entre des textes publiés. Au moment d’écrire ces lignes, l’auteur n’avait pas encore répondu publiquement de façon détaillée à l’ensemble de ces nouveaux rapprochements.

Sera-t-il présent à Sherbrooke?

Pour l’instant, la réponse est oui, du moins selon les informations accessibles au public. En date du 23 septembre, le nom de Thélyson Orélien demeure affiché dans la programmation officielle du Salon du livre de l’Estrie et aucune annulation n’a été annoncée par l’organisation.

La controverse étant toute récente, cette présence pourrait néanmoins être réévaluée d’ici l’ouverture du Salon, prévue le 15 octobre. L’organisation devra décider si elle maintient ses activités comme prévu, si elle profite de l’occasion pour aborder directement les accusations ou si elle apporte des changements à sa programmation. Une chose est certaine : si Thélyson Orélien se présente à Sherbrooke, son grand entretien risque de devenir l’une des rencontres les plus surveillées de cette 48e édition.

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