Plus de 60 bénévoles pour verdir la Maison des jeunes Serges-Forest

Partagez

SHERBROOKE — L’ancienne cour en gravier située à l’entrée de la Maison des jeunes Serges-Forest a changé de visage. À la fin septembre, plus de 60 bénévoles ont participé à une plantation collective coordonnée par REVE Nourricier, permettant de mettre en terre plus de 900 végétaux. Le nouvel aménagement doit offrir aux adolescents un espace de repos et de jeux en nature, tout en redonnant une place à la végétation dans le secteur Rock Forest.

Les séances de plantation étaient organisées du 25 au 27 septembre, sur le terrain de la Maison des jeunes, au 1000, rue du Haut-Bois Nord. Selon le bilan publié par REVE Nourricier, plus de 450 vivaces, 190 arbres et 300 arbustes ont été plantés durant cette fin de semaine. Derrière ces chiffres se trouve un projet préparé depuis plus d’un an, avec la participation de partenaires locaux et de la communauté.

Un projet lancé avec la Maison des jeunes

REVE Nourricier rapporte que la conseillère municipale Annie Godbout avait rencontré son équipe pour lancer cette initiative d’aménagement participatif avec la Maison des jeunes. L’idée a ensuite pris de l’ampleur, jusqu’à transformer la cour en gravier en un lieu destiné aux adolescents. Le projet associe ainsi le verdissement du terrain à une amélioration de son utilisation au quotidien.

La mobilisation des bénévoles a permis de réaliser une plantation d’envergure en quelques jours. Les vivaces, ces plantes qui repoussent d’une année à l’autre, accompagnent les arbres et les arbustes dans le nouvel aménagement. L’ensemble doit évoluer au fil des saisons et de la croissance des végétaux.

Une micro-forêt, comment ça fonctionne?

Une micro-forêt consiste à planter plusieurs jeunes arbres et arbustes à faible distance les uns des autres, sur une superficie limitée. L’objectif est de recréer certaines conditions d’un milieu forestier, avec une végétation dense et diversifiée. Dans le cas de la Maison des jeunes, des vivaces complètent également la plantation.

REVE Nourricier explique que cette proximité entraîne une compétition entre les végétaux, notamment pour l’accès à la lumière. Les jeunes plants sont appelés à se développer ensemble, dans un aménagement conçu pour reproduire la dynamique d’une forêt qui s’installe. L’organisme précise aussi qu’une certaine mortalité naturelle est prévue dans ce type de plantation et fait partie du concept.

Il faudra donc du temps avant que le terrain prenne l’apparence d’un petit boisé. La plantation de septembre constitue le point de départ d’un milieu qui se développera au cours des prochaines années. Les objectifs annoncés comprennent la création d’un refuge pour la biodiversité locale et la contribution à la lutte contre les îlots de chaleur.

Des fougères récupérées avant un développement immobilier

REVE Nourricier souligne la contribution de la Ville de Sherbrooke, d’Arbre Canada et d’Hydro-Québec à la réalisation du projet. L’organisme remercie également La forêt qui marche pour un don de fougères. Ces plantes avaient été récupérées sur un terrain destiné au développement immobilier, où elles étaient vouées à la destruction.

Leur intégration permet de donner une seconde destination à des végétaux déjà présents dans la région. Ces fougères s’ajoutent aux centaines de plants mis en terre par les bénévoles. Elles font désormais partie du nouvel espace aménagé pour les jeunes de Rock Forest.

D’autres projets à préparer pour 2027

À la suite de cette plantation, REVE Nourricier invite les personnes intéressées par un projet de verdissement communautaire à prendre contact pour 2027. L’entreprise d’économie sociale, établie à Sherbrooke, accompagne des projets ailleurs en Estrie. Elle travaille notamment à la conception et à l’aménagement d’espaces verts adaptés aux milieux qui les accueillent.

Son formulaire permet de présenter une idée de micro-forêt, de retrait de pavés ou d’aménagement nourricier. L’organisme indique que les possibilités sont ensuite évaluées selon le terrain, le budget et les objectifs du projet. À Rock Forest, cette démarche a permis de réunir plus de 60 bénévoles autour d’une cour qui offre désormais davantage de place à la nature.

Sources :

Nouvelles

Actualités